Les travaux seront bientôt menés à l’école primaire Marguerite-Bourgeois afin de régler un problème de moisissure.

Des travaux en mars

Trois-Rivières — La Commission scolaire du Chemin-du-Roy a l’intention de régler dès le mois de mars le problème de moisissure à l’école Marguerite-Bourgeois.

Ce problème a été détecté l’automne dernier à la suite de certains travaux d’entretien régulier menés à cette école située dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Des infiltrations d’eau ont été constatées dans le vide sanitaire de la bâtisse, probablement causées par un problème de gouttières.

«Il y a un profil fongique anormal selon les spécialistes. C’est situé dans des espaces qui ne sont pas utilisés par le personnel ni par les élèves», déclare Stéphane Ayotte, directeur par intérim des ressources matérielles de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

De la moisissure a été observée dans ce vide sanitaire et dans la salle mécanique. À la suite de ce constat, l’organisation a fait sceller les lieux touchés par la moisissure et a fait analyser l’air ambiant dans la bâtisse. Selon M. Ayotte, le résultat des tests est rassurant.

«On a scellé les issues de ces endroits pour éviter la propagation des contaminants. Il n’y en a pas dans l’air et il faut prendre toutes les précautions pour ne pas avoir de propagation.»

L’absence de contaminant dans l’air permet la tenue des activités régulières de l’école. La vingtaine de membres du personnel ainsi que les 187 élèves inscrits à cette école primaire peuvent y accéder sans problème, assure la Commission scolaire.

«Les parents et le personnel ont été rencontrés dès le début, raconte Anne-Marie Bellerose, conseillère en communication de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Le conseil d’établissement a aussi été rencontré. Les parents ont été rassurés par nos démarches, ils étaient satisfaits.»

«La sécurité des élèves et du personnel est notre priorité, ajoute M. Ayotte. On a tout vérifié, on a scellé ce qui devait être scellé.»

Le Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges est bien au courant des résultats des tests sur la qualité de l’air dans l’école. L’organisation a tout de même pris l’initiative de consulter ses enseignants en leur faisant remplir un questionnaire afin de s’assurer qu’aucun de ses membres ne présente des symptômes reliés à des problèmes découlant d’un contact avec la moisissure.

«Le rapport dit que l’air au rez-de-chaussée est bien. Tant mieux. Mais on vérifie de notre côté», mentionne Claudia Cousin, la présidente syndicale.

Les résultats de ce questionnaire ont été acheminés il y a quelques jours, mais ils n’ont pas encore été analysés par le syndicat. Si jamais l’analyse démontre que des enseignants sont malades ou éprouvent différents symptômes pouvant être reliés à la présence de moisissure, le SEVF va agir auprès de l’employeur.

«On veut s’assurer qu’il n’y a pas autre chose», souligne Mme Cousin, en ajoutant avoir hâte que les travaux soient réalisés.

En raison de la nature des travaux, la Commission scolaire fera affaire avec des spécialistes pour régler la situation. Il faudra nettoyer les lieux et disposer des matériaux touchés par la moisissure de la bonne façon afin entre autres d’éviter la propagation des contaminants.

L’ouverture des soumissions aura lieu le 1er mars. Le contrat sera octroyé au cours du même mois et il n’est pas impossible que les travaux se mettent en branle peu de temps après.

Il est toutefois acquis que les travaux seront menés en dehors des heures de classe. L’entrepreneur devra sceller les accès aux lieux contaminés au fur et à mesure de la conduite des travaux pour freiner tout risque de contamination.