Pascal Bastarache, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec.
Pascal Bastarache, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec.

Des syndiqués projettent de bloquer le pont Laviolette

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Des syndiqués du secteur de la santé entendent bloquer le pont Laviolette le 26 novembre prochain lors de l’heure de pointe matinale afin de lancer un message au gouvernement du Québec pour qu’il s’occupe du système de santé.

Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec Pascal Bastarache avait prévenu il y a un peu plus de deux semaines que ses membres intensifieraient leurs moyens de pression si le provincial continuait à faire la sourde oreille.

«Ça fait des années qu’on dénonce des situations. On est à court de ressources, on a du personnel qui quitte le système, 1000 depuis le début de la pandémie. On veut prendre tous les moyens. On en parle partout, mais personne ne semble vouloir s’en mêler», déplore-t-il.

«On a atteint le point de rupture», signale M. Bastarache.

Le pont Laviolette.

Conscient que le moyen de protestation pourrait embêter les automobilistes, le président du syndicat affirme l’annoncer en avance pour leur permettre de préparer un plan B.

«On sait que c’est une artère importante. On voulait permettre aux personnes de le savoir d’avance. La population doit comprendre qu’ici, c’est plus qu’une guerre syndicat-patronat: on se bat pour les gens et pour ne pas voir le navire couler. C’est un combat pour l’avenir de tous», tient-il à préciser.

La formule de la manifestation du 26 novembre demeure toutefois «à peaufiner» selon le syndicat, mais on sait déjà que le pont devrait être pris d’assaut vers 7h30. On ignore cependant quelle direction prendront les travailleurs.

«On va s’arranger pour laisser une voie de libre pour les services d’urgences et autres», assure Pascal Bastarache, qui promet que d’autres actions du genre sont à venir si la requête formulée n’est pas entendue.

Le MTQ aux aguets

Informé de l'initiative, le ministère des Transports surveille de près la situation.

«On rappelle qu'il est interdit d'entraver volontairement le réseau routier sous la responsabilité du ministère. Dans le cas où une telle action serait menée, le ministère travaillera avec ses partenaires pour assurer la meilleure gestion possible. Nous diffuserons des informations en ce sens sur la plateforme 511 et sur les panneaux à message variables», mentionne Roxanne Pellerin, porte-parole du MTQ.

Plus de 40 000 véhicules circulent chaque jour sur le pont Laviolette.