Depuis le confinement et la fermeture de plusieurs points d’eau, la plage à Bozo, dans le secteur Pointe-du-Lac, est devenue très fréquentée.
Depuis le confinement et la fermeture de plusieurs points d’eau, la plage à Bozo, dans le secteur Pointe-du-Lac, est devenue très fréquentée.

Des solutions pour une cohabitation à la plage à Bozo

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Trois-Rivières de même que des propriétaires de condos du secteur Pointe-du-Lac et des adeptes de kite surfing ont pu se rencontrer vendredi en fin d’après-midi afin de trouver de nouvelles solutions pour permettre une cohabitation harmonieuse sur la plage à Bozo, le long de la route 138 à Pointe-du-Lac. À la lumière de cette rencontre, des aménagements pourraient bientôt voir le jour pour faciliter la vie tant aux adeptes de ce sport qu’aux propriétaires de condos qui souhaitent retrouver un minimum de quiétude dans une affluence importante de baigneurs entraînés à cet endroit depuis la pandémie.

On sait que depuis le confinement et avec la fermeture de la plage de l’île Saint-Quentin et de la plupart des points d’eau de la Ville, plusieurs personnes se sont données rendez-vous à cet endroit lors des chaudes journées afin de se rafraîchir un peu. Or, la cohabitation n’y est pas toujours harmonieuse, ce qui a récemment forcé la Ville à entamer des procédures pour faire nommer cette zone «aire écologique», afin d’y limiter à tout le moins les heures d’accès.

Dans une missive signée par près de 60 adeptes de kite surf, les amateurs de ce sport ont tenu, plus tôt cette semaine, à faire savoir à la Ville leur grande inquiétude de voir cet endroit être fermé si les débordements se poursuivent, eux qui ont toujours bien collaboré au bon maintien et à la propreté des lieux. La rencontre tenue vendredi après-midi découlait directement de cette missive.

«Il y a déjà plusieurs sites de kite surf qui ont fermé au Québec depuis le confinement, et on craint que si des débordements continuent, la Ville ne soit contrainte de fermer l’accès à celui-là également. On a des gens de partout en ce moment qui viennent pour pratiquer ce sport, et on a voulu ouvrir le dialogue et apporter des solutions pour que la cohabitation soit meilleure», résume Sylvain Carignan, adepte de kite surf.

Ce dernier s’est dit d’ailleurs très encouragé par l’ouverture démontrée par le maire et les différentes directions présentes à cette réunion afin de trouver des solutions durables.

«Déjà, avec la dénomination de l’aire écologique, on vient limiter les heures en interdisant l’accès la nuit, ce qui va éliminer un petit côté fêtard à cet endroit. De plus, on a voulu proposer la possibilité de délimiter une zone de mise à l’eau pour les adeptes de kite surf qui permettrait un beau partage des lieux avec les utilisateurs qui profitent de la plage. On a aussi proposé des solutions pour l’hygiène, notamment en lien avec des installations sanitaires et l’augmentation de la fréquence du nettoyage des poubelles», ajoute M. Carignan.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, dit avoir apprécié cette main tendue et avoir trouvé très constructifs les échanges avec le groupe de surfers et les propriétaires des condos. «On a eu de bons échanges et on a pu comprendre mieux les réalités de chacun. Je crois qu’il y a moyen de travailler ensemble pour trouver des solutions», estime-t-il.

Déjà mardi soir, le conseil municipal complétera son processus de dénomination de l’endroit en une aire écologique. De plus, d’autres solutions devraient rapidement être proposées, après étude de ce qui peut être fait et ce, pas seulement dans un cadre réglementaire.

«On regarde dans quelle mesure on peut le faire. Ce n’est pas nécessairement obligé que ce soit à partir d’une modification réglementaire, mais plutôt dans le cadre d’une mesure de bonne entente. Tout le monde pourrait y trouver son compte», considère Jean Lamarche.

Des solutions devraient être proposées tant aux propriétaires de condos qu’aux adeptes de kite surf au cours des prochains jours.