Des sols contaminés au mazout ont été découverts pendant les travaux à l’école primaire Sainte-Marie

Des sols contaminés au mazout

SAINT-BONIFACE — Les travaux d’agrandissement de l’école primaire Sainte-Marie, à Saint-Boniface, ont permis de découvrir des sols contaminés au mazout. C’est au début de l’été qu’on a fait cette découverte. Cette surprise ne devrait pas avoir d’impact sur l’échéancier du chantier, mais entraînera des dépenses de quelques dizaines de milliers de dollars à la Commission scolaire de l’Énergie.

«Au mois de juin, on a enlevé le réservoir de mazout qui remontait à 1995. Ce réservoir était selon les normes. Il n’était pas fissuré ou quoi que ce soit. Par contre, on a senti une odeur. On a creusé et on s’est aperçu que c’est probablement l’ancien réservoir qui avait coulé à une certaine époque. Ça remonte peut-être aux années 70, on n’a aucune idée de la date», explique le directeur général de la Commission scolaire, Denis Lemaire.

Des tests de forage sont effectués depuis le mois de juin pour déterminer les limites de la contamination. Les analyses ont permis de déterminer que le mazout s’est répandu en dessous de l’école et sur les côtés.

«Il n’y a rien qui nous indique, en date d’aujourd’hui, qu’il y aurait une contamination qui irait au-delà du terrain de l’école», a indiqué M. Lemaire.

En début de semaine, des odeurs se sont manifestées à proximité de l’école. C’est qu’on a déplacé de la terre contaminée.

«Il y a eu une odeur d’hydrocarbure […] C’est pour cette raison que les citoyens s’en sont aperçus davantage. Pour notre part, on le sait depuis le mois de juin», a noté M. Lemaire.

Les travaux de décontamination doivent être exécutés dans les prochaines semaines, par ailleurs l’agrandissement ne sera pas retardé.

«La rentrée scolaire pour la nouvelle partie est prévue pour l’année prochaine, donc on a encore un an de marge de manœuvre. On n’est pas en retard dans les travaux. Tout indique que tout sera prêt comme prévu», a souligné le directeur général de la Commission scolaire.

Quant à la facture, c’est la commission scolaire qui devra l’assumer, mais on indique que des programmes sont disponibles au gouvernement pour ce genre de situation.

«Ce ne sont pas des coûts en lien avec l’agrandissement. Ce sont des coût en lien avec notre budget de commission scolaire. Jusqu’à maintenant, pour les expertises, on a injecté environ 50 000$. […] On assume une partie des coûts jusqu’à maintenant, mais on est en démarche avec le ministère de l’Éducation»

Ce dernier a tenu à rappeler qu’il avait à cœur la santé des élèves et des citoyens et la commission scolaire était extrêmement vigilante dans ce dossier.

«Des procédures ont été mises en place dès le début, mais quand on enlève la terre contaminée, il y a des odeurs. On n’a pas le choix, il faut l’enlever. On travaille là-dessus pour qu’il n’y en ait plus dans les prochaines semaines», a-t-il conclu.