La capitale régionale affichait un taux de chômage de 8,2 % le mois dernier, comparativement à 8,3 % en octobre.

Des records de froid battus

Il a fait extrêmement froid hier dans la région. Le mercure était à ce point bas, jusqu'à -42 degrés Celsius à La Tuque, que les records de températures froides ont été battus.
Le thermomètre indiquait -30 et -36 degrés Celsius hier aux stations de l'île Saint-Quentin et de l'aéroport de Trois-Rivières. Ces températures extrêmes ont été les plus froides jamais enregistrées. Le précédent record pour un 2 janvier datait de 1999 et était fixé à -28 degrés Celsius. En ajoutant le refroidissement éolien, la température à Trois-Rivières est descendue, selon Environnement Canada, à -41,3 degrés Celsius.
«C'est un nouveau record à -30 et -36 à Trois-Rivières pour un 2 janvier», affirme André Cantin, météorologue à Environnement Canada, qui précise que les normales de saison sont de -6 ou de -7 degrés Celsius.
Plus on se déplaçait vers le nord, plus les températures étaient froides. À Shawinigan, le mercure est descendu aussi bas que -37 degrés Celsius, -40 avec les vents, un autre record.
Habitués au froid hivernal, les Latuquois ont subi des températures encore plus basses soit de -42 degrés Celsius et de -46,9 degrés Celsius, en considérant le refroidissement éolien. «Nous n'avons pas les données historiques pour La Tuque, mais partout dans les régions limitrophes, des records de froid ont été battus», explique André Cantin.
Ces conditions de froid extrême dureront jusqu'à demain, alors que le mercure devrait remonter à -18 ou -16 degrés Celsius. «Une dépression devrait passer sur le Québec ce week-end et amener de l'air chaud. Les températures vont monter samedi pour s'approcher des normales de saison dimanche», ajoute M. Cantin en précisant de plus qu'une tempête de neige pourrait toucher le Québec à partir de dimanche soir.
Le froid a causé des problèmes à bien des automobilistes hier. Plusieurs personnes n'arrivaient pas à démarrer leur voiture. Une employée de l'entreprise Remorquage Gilbert avouait que leurs services étaient extrêmement demandés.
Moins de skieurs sur les pentes
Le centre de glisse Vallée du parc a connu hier sa journée la moins achalandée de toute la période des Fêtes. Seuls certains mordus, dont plusieurs adolescents, ont bravé le froid et dévalaient les pentes. Les températures étaient si froides que la direction de la montagne a préféré fermer le télésiège pour des raisons de sécurité.
«Lorsqu'il fait -30 degrés, il est recommandé de fermer les télésièges», affirme la directrice adjointe de Vallée du parc, Annie Brousseau. «Une évacuation d'urgence du télésiège prend environ deux heures. C'est bien trop long pour les personnes lorsque les températures sont très froides. Nous préférons fermer pour des considérations de sécurité.»
La direction de Vallée du parc ne savait pas hier soir si le télésiège allait demeurer fermé ce matin. «Le centre de ski est en opération. Les autres remontées mécaniques sont en fonction. »
Si les skieurs et planchistes étaient plus rares sur les pentes, les clients étaient malgré tout au rendez-vous au Domaine de la forêt perdue à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Sa directrice administrative, Thérèse Deslauriers, rapportait en fin de journée que près de 200 clients s'étaient rendus patiner dans les sentiers boisés du domaine. «Des clients me disaient qu'il faisait trop froid pour faire du ski, alors ils venaient patiner. C'est moins froid lorsqu'on bouge et nous avons des endroits pour nous réchauffer.»
Les cabanes chauffées de Sainte-Anne
Même si le froid est mordant, les pêcheurs étaient malgré tout nombreux à taquiner le petit poisson des chenaux à Sainte-Anne-de-la-Pérade hier. Steve Massicotte, le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux, estimait le taux d'occupation des cabanes entre 80 et 85 %. «Je suis très surpris. Ça va vraiment bien malgré le froid.»
Les poêles à bois étaient toutefois chauffés à bloc, tellement le froid pénètre dans les cabanes de pêche. «Normalement, nous remplissons les réserves de bois de chauffage chaque trois ou quatre jours. Alors que là, c'est à chaque quart de travail», précise Steve Massicotte. «Il fait tellement chaud dans certaines cabanes que des clients portent des camisoles.»
Des records de froid pulvérisés au Québec
Des records de froid ont été pulvérisés hier dans différentes régions du Québec, déclassant les marques précédentes enregistrées.
En Abitibi, le record de -26,9 degrés Celsius datant de 1999 a été fracassé avec -30,6 degrés, en fin d'après-midi, à l'aéroport de Val-d'Or. Ces données frigorifiantes sont bien loin d'une autre marque, atteinte en 2011, alors qu'il avait fait 3,9 degrés, la température la plus chaude recensée jusqu'ici.
En matinée hier, des températures minimales allant de -28 à -42 degrés ont été répertoriées à travers la province. Celles-ci atteignent les -38 à -52 degrés avec le refroidissement éolien.
Hydro-Québec a demandé à la population de restreindre sa consommation d'électricité aux heures de pointe, c'est-à-dire entre 6 h et 9 h et entre 16 h et 20 h, pour éviter le déclenchement de pannes.
«On demande à la population de baisser le chauffage d'un ou deux degrés dans les pièces inutilisées et d'utiliser les appareils très énergivores en dehors des heures de pointe», expliquait Louis-Olivier Batty de la société d'État.
Les températures polaires enregistrées depuis le 30 décembre sont liées à une masse d'air glacial qui s'est installée sur l'Ontario, le Québec et les provinces maritimes.
Ce système, qui est relativement stationnaire, est constamment alimenté par des vents de l'ouest poussant l'air froid en provenance des Territoires du Nord-Ouest, explique le météorologue André Cantin.
Avec La Presse Canadienne