Plusieurs dizaines de membres du SPGQ ont manifesté devant le bureau de Revenu Québec à Trois-Rivières avant d’entreprendre une marche symbolique.

Des professionnels de Revenu Québec manifestent à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Dans l’attente de leur première convention collective, plusieurs dizaines de membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont manifesté mardi devant le bureau de Revenu Québec à Trois-Rivières dans l’espoir de faire avancer leur négociation qui traîne en longueur. Un geste qui était posé simultanément par 4600 professionnels un peu partout au Québec.

«C’est très fâchant», a lancé le porte-parole de la section syndicale R08 du SPGQ, Claude Gosselin, agent de gestion financière à Revenu Québec, qui représente quelque 120 fonctionnaires en Mauricie.

Selon le syndicat, lors de la création de l’agence en 2011, la haute direction de Revenu Québec a laissé croire que les conditions de travail seraient améliorées. Pourtant, rien n’a été fait depuis.

Sans convention collective depuis trois ans, les membres du SPGQ se sentent victimes d’un triste poisson d’avril. Car pendant que les cadres de Revenu Québec ont vu bondir leur salaire de 15,3 % en moyenne entre 2012 et 2015, la rémunération des syndiqués a stagné pendant la même période.

«Ça fait trois ans qu’on n’a pas de convention collective et rien n’a avancé depuis trois ans. Il ne se passe pas grand-chose. Notre employeur se présente à la table des négociations, mais ils ne sont pas vraiment là. Il y a des séances de négociations qui ont duré moins de dix minutes, selon ce que nous rapportent nos négociateurs. Ils nous offrent moins qu’ils offrent à la fonction publique qui font le même travail que nous autres», déplore M. Gosselin.

Pendant ce temps, le plus gros contingent du SPGQ, c’est-à-dire l’unité de la fonction publique, qui compte 17 500 membres, a conclu une entente de principe avec Québec, le 22 mars dernier, quant au renouvellement de la convention collective.

Par ailleurs, M. Gosselin signale que «c’est aussi la septième année de la création de l’Agence du revenu». «On nous avait dit qu’en étant une agence, il y aurait plus de latitude pour offrir de meilleurs emplois et des meilleurs salaires pour retenir le monde et en embaucher. Ce qui n’est pas le cas étant donné qu’ils nous offrent moins qu’ils offrent à la fonction publique qui font le même travail que nous», martèle le représentant syndical.

Le principal point en litige est la rémunération, plus particulièrement une nouvelle classification des emplois, qui doit permettre de leur donner de meilleurs salaires, selon le président du SPGQ, Richard Perron.

«Ces membres faisaient partie de la fonction publique auparavant, lorsqu’on avait le ministère du Revenu du Québec. En 2011, le gouvernement a créé l’Agence de revenu du Québec, 

justement en faisant miroiter que cette autonomie permettrait à l’agence de mieux les traiter, de donner des conditions de travail mieux adaptées à ces membres», conclut-il.

En collaboration avec la Presse canadienne