Le Centre national de vérification et de recouvrement.

Des pertes d'emplois au Centre fiscal

Le changement de vocation du Centre fiscal de Shawinigan en Centre national de vérification et de recouvrement est bien amorcé.
Dans la foulée de cette transformation, des employés à contrat ou temporaires, dont certains ont plus 25 ans de service, perdent leur emploi. Les départs ont déjà commencé et devraient s'échelonner sur plusieurs mois. 
«Les plus bas salariés, pour la majorité des travailleurs occasionnels qui sont à contrat, même si certains travaillaient ici depuis 25 ou 30 ans, ne seront pas rappelés pour la majorité», soutient André Bélanger, président du syndicat local des employés de l'impôt du Centre fiscal, qui estime qu'entre 200 et 300 employés pourraient être concernés par ces pertes d'emplois. 
«Ces changements ont des impacts majeurs sur la région, car pour ces travailleurs occasionnels ou à contrat, c'était leur gagne-pain. Certains travaillaient même à l'année. Après 25 ans de service, perdre son travail, ce n'est vraiment pas apprécié.»
Les travailleurs qui perdent ou perdront leur emploi sont notamment chargés de la saisie des données des déclarations d'impôts. André Bélanger indique de plus que plusieurs employés voyant le changement de vocation se profiler à l'horizon ont simplement décidé de prendre une retraite anticipée ou de se réorienter.  
«Les employés de bas niveau ont déjà été avisés de ne pas s'attendre à des postes pour tout le monde», précise le président du syndicat. 
«Les départs vont s'échelonner sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Il y a encore du travail pour ces personnes. Tant et aussi longtemps qu'il y aura du travail, certains vont rester en poste.»
Annoncé en novembre dernier, le changement de vocation du Centre fiscal devrait permettre d'augmenter le nombre d'employés à temps plein. En effet, leur nombre devrait passer de 1300 à 1370. Le Syndicat reconnaît par conséquent que le changement de vocation du Centre fiscal entraîne de nombreux avantages pour la Mauricie. «Ça permet de créer des postes à des niveaux supérieurs», avoue André Bélanger qui note qu'en contrepartie, il y aura moins d'employés à temps partiel ou contractuel. 
«C'est la fin d'une époque au Centre fiscal. Oui, ça crée de nouveaux emplois pour des plus jeunes avec des salaires beaucoup plus intéressants et avec des postes permanents, car les charges de travail vont être à l'année. Au moment de la transition, ça fait quand même mal à plusieurs employés qui se sentent après plusieurs années de service comme des personnes de trop.»