Des parents veulent fermer l’école primaire de Sainte-Geneviève.

Des parents veulent fermer l’école de Sainte-Geneviève-de-Batiscan

Alors que plusieurs municipalités de la région se battent pour faire agrandir et même pour conserver leur école primaire, le conseil d’établissement de l’école du Versant-de-la-Batiscan entend demander à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy de fermer l’école Saint-Charles de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Une rencontre extraordinaire du conseil d’établissement est prévue à cet effet mercredi.

Le conseil d’établissement souhaite qu’une consultation soit tenue par la Commission scolaire afin de regrouper les élèves de l’école Saint-Gabriel de Saint-Stanislas avec ceux de l’école Saint-Charles de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Ceci aurait toutefois pour effet de faire fermer l’école de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Le maire de l’endroit, Christian Gendron, est furieux de l’initiative. Il entent se présenter à cette rencontre avec son conseil municipal et des parents de sa municipalité.

Une pétition qui aurait été signée par des citoyens de Saint-Prosper et de Saint-Stanislas, le printemps dernier (25 noms au total selon lui), a été déposée à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Le maire Gendron n’hésite pas à qualifier ce document de «torchon» et le geste posé de «coup de cochon» et même de «coup de poignard.» Il estime que ce geste «dépasse les limites.»

«Ça va brasser demain (mercredi) soir», promet-il.

Le maire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Christian Gendron, n’entend pas se laisser faire.

Le maire a tenté, mais sans y parvenir, d’obtenir copie de cette pétition afin de pouvoir prendre connaissance des motifs invoqués dans le document pour justifier une telle initiative. «Je devrai passer par la loi d’accès à l’information», dit-il, bien déterminé à en voir le contenu.

C’est qu’une école primaire est absolument indispensable au bon développement d’une municipalité parce qu’elle permet d’attirer de jeunes familles, fait-il valoir.

La municipalité a d’ailleurs investit 300 000 $ dans son école primaire, rappelle-t-il, afin d’y aménager la bibliothèque municipale.

«J’ai vu les gens de mon village s’investir humainement et financièrement dans les modules de jeux, dans le projet bénévole Lire et faire lire avec des grands-parents» indique pour sa part Jean Brouillette, un parent de Sainte-Geneviève très inquiet de ce qui se trame. La municipalité, dit-il, a aussi investi dans la salle communautaire «afin d’en faire un gymnase avec éclairage conforme et air climatisé pour le mieux être des enfants des trois communautés», tient-il à rappeler.

La directrice générale de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Hélène Corneau, a indiqué au Nouvelliste qu’il n’est absolument pas question d’étudier ou d’examiner la possibilité de fermer l’école de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. «Ce n’est pas dans notre agenda de cette année», assure-t-elle et ce, même si des pétitions parviennent à la Commission scolaire.

Mme Corneau indique que c’est toujours le 1 er juillet que a Commission scolaire annonce son intention de fermer une école et cette intention n’est applicable qu’un an plus tard.

La fermeture de l’école de Sainte-Geneviève «n’est pas dans nos cartons», assure-t-elle.

Même si les prévisions laissent entrevoir une chute de clientèle pour la MRC Des Chenaux, dit-elle, la diminution est «très légère» et «pas significative» pour envisager une fermeture et ce, même si la Commission scolaire veut demeurer à l’écoute des citoyens, précise Mme Corneau.

Le maire Gendron, lui, s’inquiète que des pressions continues finissent par faire changer la Commission scolaire d’idée tôt ou tard. «La dernière école du village, on la conserve», dit-il, bien déterminé à ne pas se laisser faire.