Kelly Veillette fait circuler une pétition afin que Claude Richard soit incarcéré pendant les procédures.

Des parents redoutent la présence de Claude Richard dans leur quartier

La remise en liberté de Claude Richard, cet ancien bénévole de la Fondation Cédrika Provencher qui fait face à des accusations liées à de la pornographie juvénile, ne passe pas comme une lettre à la poste auprès des résidents de son quartier.
Richard était de retour au palais de justice de Shawinigan vendredi. Il fait face cette fois-ci à une accusation de bris de conditions. En fin de journée mardi, il aurait été vu par des citoyens alors qu'il se trouvait au parc Yvon-Perreault à Shawinigan, et ce, même si ses conditions de remise en liberté lui interdisent de se trouver dans un parc, une cour d'école ou tout endroit susceptible de regrouper des enfants. Lors de sa comparution mercredi, la Couronne s'est opposée à sa remise en liberté compte tenu de cette nouvelle accusation. Il a cependant été remis en liberté lors de son enquête sur caution vendredi sous les mêmes conditions et après s'être engagé à verser une somme de 5000 $.
Des parents de jeunes enfants qui vivent dans le même secteur que l'accusé ne voient pas d'un bon oeil que ce dernier recouvre sa liberté et puisse vivre dans leur quartier. C'est le cas de Kelly Veillette, qui a lancé une pétition afin que Richard soit incarcéré pendant les procédures. Elle était d'ailleurs présente au palais de justice vendredi.
«Il ne respecte pas ses conditions. Il ne devrait pas être chez lui la nuit, mais il dort tout de même là. Est-ce qu'il les respectera cette fois-ci, on verra. Il y a une quinzaine d'enfants qui vivent près de chez lui, l'arrêt d'autobus est devant chez lui et le parc est situé derrière sa maison. Il est vraiment entouré d'enfants. De plus, je tenais une garderie chez moi jusqu'à il n'y pas si longtemps. Même s'il n'a pas encore été déclaré coupable, ce n'est pas rassurant. Il ne devrait pas avoir accès à sa maison étant donné qu'il y a beaucoup d'enfants dans l'entourage», plaide Mme Veillette.
Jusqu'à maintenant, une cinquantaine de personnes ont signé la pétition.
Le suspect a été bénévole pour la Fondation Cédrika Provencher pendant plusieurs années. Il avait été engagé à titre de sous-traitant par la Fondation entre mars 2015 et avril 2016. Il était responsable de la recherche de financement pour le développement d'un projet particulier. Ce contrat avait pris fin en avril 2016.
Rappelons qu'il fait face à des accusations de possession, distribution et d'accession à du matériel de pornographie juvénile pour des événements survenus en 2016 et 2017.