Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Rolande Chevalier a remis 740 $ au SANA, soit le fruit de la vente des pantoufles qu'elle a tricotées cette année. Avec elle, Ivan Suaza, directeur général du SANA.
Rolande Chevalier a remis 740 $ au SANA, soit le fruit de la vente des pantoufles qu'elle a tricotées cette année. Avec elle, Ivan Suaza, directeur général du SANA.

Des pantoufles tricotées pour aider les nouveaux arrivants

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Trois-Rivières — La pandémie a incité de nombreuses personnes à se trouver de nouveaux passe-temps, alors que les rassemblements et de nombreuses activités sont proscrits. Dans le cas de Rolande Chevalier, c’est le tricot qui l’occupe. Elle a cependant décidé de joindre l’utile à l’agréable, en vendant les pantoufles qu’elle crée au profit du Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières.

Mme Chevalier est une habituée du tricot: elle en a fait toute sa vie pour ses enfants, puis pour ses petits-enfants. Alors qu’elle avait un peu délaissé ce passe-temps, le confinement du printemps dernier l’a incitée à s’y remettre.

«Ça me remonte le moral. La première vague, ça n’a pas été facile. Dans la résidence où je vis, toutes les activités se sont arrêtées et on ne pouvait pas sortir. Alors je me suis mise au tricot pour m’occuper», raconte-t-elle.

C’est en parlant de ce passe-temps avec ses filles, vers la fin du printemps, que lui est venue l’idée de vendre ses créations pour une bonne cause.

«Mes filles m’ont demandé ce que je faisais pour me désennuyer pendant la pandémie et je leur ai dit: je tricote. Une de mes filles, qui est impliquée auprès des nouveaux arrivants, m’a dit qu’elle aimerait apprendre pour faire des pantoufles pour eux. Je lui ai dit que c’était une bonne idée et que j’aimerais aussi contribuer. C’est comme ça qu’est née l’idée de vendre des pantoufles pour le SANA», explique Mme Chevalier.

Cette dernière a tricoté 80 paires de pantoufles. De ce nombre, elle en a vendu 74, amassant un montant de 740 $ qu'elle a remis mercredi au SANA. Elle a offert les six dernières paires de pantoufles à l’organisme.

«J’avais déjà beaucoup de laine et le matériel que j’utilise pour faire les semelles, pour que les pantoufles durent plus longtemps, ça ne coûte pas très cher. Alors tout l’argent que je fais, je le donne», souligne Mme Chevalier.

Celle-ci a d’ailleurs eu de l’aide de sa fille pour coudre les semelles sous les pantoufles.

La dame compte poursuivre son beau geste après le temps des Fêtes. Elle vendra ses pantoufles 14 $ la paire, afin de payer la laine nécessaire pour les tricoter. Les personnes intéressées à en avoir peuvent contacter le SANA de Trois-Rivières.