Gilles Ricard se questionne sur les services d’Hydro-Québec.

Des pannes d’électricité qui dérangent à La Croche

La Tuque — Un citoyen de La Croche a interpellé les élus municipaux à la dernière réunion du conseil concernant des coupures d’électricité répétées dans le secteur de La Croche. Gilles Ricard a demandé l’appui de la Ville pour avoir des réponses. Il s’explique mal le fait de devoir attendre des heures pour un arbre tombé sur des fils.

«Au mois de juillet, on a eu deux grosses pannes, une première le 2 juillet et une deuxième le 5 juillet. Je suis allé voir les arbres tombés sur les fils, et trois heures après, il n’y avait encore personne sur les lieux. Je trouve que c’est exagéré comme délai. C’est un arbre sur des fils… », a-t-il indiqué au Nouvelliste.

«La question que je me pose, c’est pourquoi c’est aussi long ? Est-ce que les gens de La Tuque ne sont pas qualifiés pour faire des travaux ici? Il n’y a pas de monde pour le faire ici et ce sont des gens de l’extérieur pour réparer un bris comme ça? Je me le demande», ajoute-t-il.

M. Ricard cultive des camerises, un petit fruit fragile qu’il faut rapidement congeler. La cueillette se fait pendant quelques jours par année. Les deux pannes sont survenues durant la période de récolte.

«On a rentré les petits fruits au congélateur et deux heures après on manquait d’électricité pendant 6 heures. L’impact a été restreint parce que le congélateur était extrêmement froid, mais ç’aurait pu être dramatique pour nous parce qu’il y avait 2 000 livres de fruits dans le congélateur».

«L’année prochaine, qu’est-ce qui nous dit que ça n’arrivera pas à nouveau? Ce n’est pas seulement nous qui vivons avec les impacts, il y a d’autres agriculteurs à La Croche. Il y a des animaux, des puits artésiens… Évidemment, il y en a qui ont des génératrices, mais on n’est pas tous capables d’en avoir une. J’ai téléphoné à Hydro-Québec. La madame m’a dit: on fait notre possible. C’est la réponse que j’ai eue, est-ce que ça vaut la peine de tenir une conversation avec ce monde-là ?», déplore-t-il.

Hydro-Québec s’est dit bien au fait de l’insatisfaction des résidents de ce secteur. La société d’État est au courant que les pannes peuvent avoir des conséquences.

«La Ville nous a fait part de son insatisfaction après le dernier événement climatique du début juillet et qui a touché notamment ce secteur. […] Le défi est qu’il s’agit d’un secteur éloigné», a indiqué Lucie Roy, conseillère en relations avec le milieu pour Hydro-Québec.

Elle ajoute qu’une analyse de la situation était en cours afin d’évaluer les améliorations possibles. Une rencontre devrait avoir lieu au mois d’août avec les représentants de la ville de La Tuque afin de discuter de cette situation.

«Je vous rappelle toutefois que les pannes du début juillet étaient causées par deux lignes orageuses violentes qui ont causé des dégâts importants. Ces pannes étaient causées par la végétation qui entrait en contact avec les fils électriques. Au plus fort de cet événement, près de 163 000 clients étaient privés d’électricité», a conclu Mme Roy.