Le centre communautaire de Louiseville est vide depuis le 12 septembre.

Des organismes s’installent

LOUISEVILLE — Devant l’avenir incertain du centre communautaire de Louiseville, différents locataires des lieux, y compris la Ville de Louiseville, s’installent ailleurs pour plusieurs années.

Fermé d’urgence en septembre en raison de fissures importantes, le centre communautaire demeure un dossier qui retient l’attention dans la localité. Le sujet est revenu sur le tapis lors de la séance du conseil de lundi dernier.

La Ville est toujours en attente du rapport des experts qui étudient la situation. La patience sera de mise avant de connaître l’état de la bâtisse et la position concernant soit sa réparation, soit sa démolition.

«On parle de quelques mois pour avoir le rapport. Si on a des travaux à faire, ce sera encore quelques mois. On en a pour un an», raconte le maire Yvon Deshaies.

C’est ce qui incite la Ville à louer un local commercial de l’avenue Saint-Laurent, au coin de la rue Saint-Charles, pour y aménager sa bibliothèque municipale. Dès la mi-décembre, la bibliothèque sera installée dans ce local qui a déjà abrité un commerce d’articles de sports. Le bail est de deux ans.

«On ne prend pas de chance, ajoute le maire. Les gens qui pensent revenir au centre communautaire dans six mois, oubliez ça!»

C’est exactement ce que font le Centre d’action bénévole de la MRC de Maskinongé, le Transport adapté du comté de Maskinongé et l’Association des personnes handicapées du comté de Maskinongé. Les trois organismes se sont relocalisés dans une bâtisse sur l’avenue Dalcourt. Ils vont s’installer dans une autre partie de la même bâtisse, qui sera réaménagée pour mieux les loger, pour une période de cinq ans.

«On doit penser à l’organisme. Le centre communautaire, il fallait faire une croix dessus. Avec toutes les études et les travaux à faire pour savoir si on peut garder la bâtisse ou pas, et le temps que ça prend, on ne peut pas espérer retourner là à court terme», confirme Josée Doyon, la directrice générale du CAB de la MRC de Maskinongé.

Les coûts de location dans le secteur commercial peuvent être deux ou trois fois plus élevés que les tarifs préférentiels du centre communautaire. C’est la raison pour laquelle les trois organismes vont cohabiter.

«Les propriétaires de la bâtisse font leur bout de chemin, car ils doivent investir pour adapter l’espace. Nous, on prend un engagement plus long. De là l’entente de cinq ans. Mais le coût du logement est plus cher quand même. Il va falloir faire de petits miracles», précise Mme Doyon, qui souhaite obtenir de l’aide financière pour aider les organismes ayant été forcés de quitter le centre communautaire.

Cette décision de trois des dix-sept organismes locataires du centre communautaire ne change rien au travail de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé. L’organisme chapeaute un projet collectif pour eux.

«On a eu une première rencontre il y a 10 jours entre les partenaires pour réfléchir à des solutions. Il y a des pistes sur la table. Il y a des locaux de la Commission scolaire (du Chemin-du-Roy) qui ne sont pas utilisés à Louiseville. Il y a aussi des projets plus individuels. Des gens regardent pour l’achat d’une maison et louer des espaces à d’autres groupes», raconte Nadia Cardin, coordonnatrice de la CDC de la MRC de Maskinongé.

Si la corporation travaille à un projet collectif, elle continue de soutenir les organismes qui veulent s’établir de façon individuelle. L’objectif est que tous les organismes puissent être en mesure d’offrir une qualité de services à leurs bénéficiaires, rappelle Mme Cardin.

«Le centre communautaire, ça risque de prendre un an. On n’y pense plus trop.»

Le député de Maskinongé, Simon Allaire, assure qu’il fera les représentations nécessaires pour trouver un fonds d’urgence servant à couvrir les dépenses imprévues et aussi pour aider au financement d’un projet collectif.

«On veut les soutenir le plus possible. Mais j’ai besoin de chiffres. Il faut savoir le coût des dépenses imprévues et il faut être en mesure de chiffrer le nouveau projet.»