Des mères s’inquiètent de l’absence d’une brigadière sur un coin de rue achalandé de Trois-Rivières.
Des mères s’inquiètent de l’absence d’une brigadière sur un coin de rue achalandé de Trois-Rivières.

Des mères inquiètes de l’absence d’une brigadière

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Andréanne Bégin marche tous les matins pour reconduire son garçon de huit ans à l’école Saint-Dominique, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Habituellement, ils traversent l’intersection Bellefeuille/Côte Richelieu ensemble, avec les bons soins d’une brigadière. Or, lundi matin, personne. Si bien que la mère de famille et sa collègue Isabelle Pagé ont pris 20 minutes de leur temps pour faire traverser les enfants à cet endroit très achalandé.

«C’est toujours extrêmement passant. Il faudrait déjà un deuxième brigadier pour suffire à la demande. Lundi matin, il n’y avait vraiment personne», se désole Mme Bégin.

Normalement, quand la brigadière affectée à ce secteur s’absente, un policier prend la relève.

«Un homme est sorti d’une voiture stationnée tout proche, au dépanneur, pour se présenter. Il a mentionné qu’il était le président du syndicat de la fonction publique pour les brigadiers. Il nous a dit qu’il était là pour constater la situation et qu’il ne pouvait pas faire passer les enfants», explique Andréanne Bégin.

Au fil de sa discussion avec le président du syndicat, la mère s’est rendu compte que la brigadière normalement en poste se trouvait assise dans l’un des véhicules à proximité, puis l’a interpellée.

«Je lui ai demandé de baisser sa fenêtre et je lui ai posé des questions. Elle m’a dit que la Ville lui avait demandé de ne pas se présenter, alors elle était sur place, mais est restée dans sa voiture. Je me suis questionnée à savoir pourquoi elle n’était pas sortie lorsqu’elle a vu qu’il n’y avait personne et elle m’a dit qu’elle surveillait comment ça se passait. Tout le monde regarde et personne ne fait quoi que ce soit. Si c’est un moyen de pression, c’est un drôle de moyen de pression», affirme, découragée, Mme Bégin.

Un appel a été logé au 311 où un billet de plainte a été ouvert.

Isabelle Pagé a également contacté la conseillère du secteur, Maryse Bellemare, pour lui faire part de la situation. Cette dernière n’a pas perdu de temps et a immédiatement contacté la Sécurité publique pour s’assurer qu’il y aurait présence policière sur l’heure du dîner et du retour à la maison.

«Quand j’ai reçu le message de la maman, je me suis assurée de la contacter et d’interpeller la SPTR pour que quelqu’un soit là le reste de la journée», assure la conseillère.

«On nous a dit qu’il y avait eu un problème de communication et que c’est pour ça qu’il n’y avait pas de policier sur place», soutient Mme Pagé.

Peu importe, les mères ne sont pas convaincues des explications et prévoient être sur place, à nouveau, mardi matin, afin de s’assurer de la sécurité de leurs enfants.