Des choses ont été écrites sur les murs et des trous ont même été faits.
Des choses ont été écrites sur les murs et des trous ont même été faits.

Des locataires laissent plus de 8000 $ en dégâts à son logement

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Trous dans les murs, excréments d’animaux sur le plancher, cris fréquents, portes brisées, drogue et objets sexuels cachés dans les murs. Ce ne sont que quelques exemples du désordre causé par un couple à un logement de la rue Bonaventure depuis le mois d’avril et qui ont donné leur lot de maux de tête à la propriétaire et au voisinage.

Josée Gohier en a eu pour son rhume avec ce couple, débarqué dans son logement le 1er avril, en pleine pandémie. Malheureusement pour la propriétaire, ce n’était pas un poisson d’avril.

«Ils m’avaient été référés et les gens sont généralement respectueux. Comme il y avait la COVID-19, je n’ai pas insisté. J’en avais par-dessus la tête à ce moment-là», avoue-t-elle.

Un couple a causé d’importants dégâts à un logement de Trois-Rivières.

Tout a commencé lorsque le duo a transgressé la première entente entre les deux parties.

«Je suis tolérante avec les animaux. J’avais accepté qu’ils apportent un chien et deux chats. Ils sont arrivés avec deux chiens et trois chats», lance-t-elle.

«Ils faisaient beaucoup de bruit, il y avait des cris très fréquents. On me rapportait souvent que la femme du couple était complètement hystérique», raconte Mme Gohier.

Le logement a été saccagé.

Les choses ont toutefois véritablement dégénéré après l’envoi d’une lettre pour leur demander de mieux collaborer. «Ils ont payé les deux premiers mois, mais ensuite, ils payaient leur loyer pour ensuite annuler la transaction par Interac. Ils ne me laissaient pas le temps d’encaisser le paiement. C’était fait exprès pour ne pas payer. Et ensuite, ils disaient que c’était à moi de prendre l’argent.»

La dégradation s’est par la suite poursuivie. «Ils ont alors commencé à endommager le logement. Une de leurs voisines m’a même raconté avoir vu passer une porte de garde-robe», relate la propriétaire.

Le 8 septembre, Josée Gohier a réussi à obtenir un jugement de la Régie du logement lui permettant d’expulser le couple. «Je les ai laissé faire en attendant le jugement. Il n’y avait rien à faire.»

Les dégâts sont nombreux dans l’apportement.

Devant l’obligation de quitter, le couple indique à la propriétaire qu’il lèvera les feutres le 1er octobre. Ce à quoi elle consent. Mais l’histoire n’allait pas en rester là. «Ils ont fait des trous dans les murs pour se venger. Ils ont écrit sur les murs que j’étais une salope. Ils ont laissé leurs animaux faire leurs besoins un peu partout sur le plancher», énumère Mme Gohier.

En plus des dégâts causés à son appartement, la propriétaire originaire de Montréal a fait la découverte d’objets qui lui laissent croire que des activités illicites se sont déroulées dans le trois et demi saccagé.

Finalement, comme les locataires ne quittaient pas comme promis le 1er octobre, ce sont les huissiers qui leur ont indiqué la sortie.

Un couple a causé d’importants dégâts à un logement de Trois-Rivières.

Josée Gohier évalue les dommages causés au loyer à plus de 8000 $ et s’estime heureuse de pouvoir réaliser elle-même les travaux de rénovation, qui sont commencés d’ailleurs, sans quoi les coûts de réparation auraient été beaucoup plus imposants.