Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, Julie Boulet, ministre responsable de la Mauricie, Jean Demers, le fils du concepteur du pont Georges Demers, et Daniel Cournoyer, représentant du maire Yves Lévesque.

«Des liens plus forts que jamais»

Trois-Rivières — «Monsieur Lesage avait vu juste puisque l’ouverture du pont Laviolette a permis aux régions du sud et du nord de développer des liens d’affaires uniques. Encore aujourd’hui, ces liens sont plus forts que jamais comme le prouve notre partenariat en développement économique entre Bécancour et Trois-Rivières.»

Voilà comment le représentant du maire Yves Lévesque, Daniel Cournoyer, a souligné le 50e anniversaire du pont Laviolette lors d’une réception civique tenue jeudi à l’hôtel de ville, en présence de nombreux dignitaires.

«Ce fameux pont, souhaité au début des années 60 et inauguré en décembre 1967, était considéré comme étant le projet le plus économique entre deux régions par le gouvernement de Jean Lesage», avait déclaré au préalable le conseiller municipal.

Sans oublier, dit-il, que l’image projetée par le pont Laviolette est devenue l’image de la Ville de Trois-Rivières. «À combien d’occasions les médias utilisent-ils cette image lorsqu’il est question de Trois-Rivières?», a fait remarquer M. Cournoyer.

Selon la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, «50 ans, ce n’est pas un âge vénérable pour une infrastructure». «Le pont Laviolette a permis de créer un lien étroit entre le Centre-du-Québec et la Mauricie. Nos deux régions sont devenues complémentaires et interdépendantes. C’est le seul lien rive nord-rive sud entre Montréal et Québec», a-t-elle signalé tout en parlant des 500 millions de dollars de retombées générées annuellement par le pont.

La députée de Laviolette a rappelé qu’il s’agit de la structure la plus importante en Mauricie qui fut construite au coût de 50 millions de dollars alors que sa mise en chantier dépasserait aujourd’hui le milliard de dollars. Jusqu’à présent, les frais d’entretien ont atteint 170 millions de dollars et, précise la ministre du Tourisme, «le pont est totalement sécuritaire», en raison des inspections régulières.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, considère que 8000 des quelque 40 000 véhicules qui traversent le pont Laviolette chaque jour le font pour fins de travail, d’éducation, de loisirs et de services de santé. «Depuis cinq ans, on a ajouté une dimension émotive à tout ça», a fait valoir le premier magistrat.

Finalement, le fils du concepteur Georges Demers, Jean Demers, a témoigné à quel point le pont Laviolette représentait le projet dont son père était le plus fier.

«C’était la solution la plus emblématique et intéressante au plan économique. Vous l’avez eu le pont et vous avez été entendus», a conclu celui qui a eu une pensée pour les victimes de l’époque.