Les feux d’artifice du Grand Prix de Trois-Rivières ont su susciter l’émotion de la foule.

Des feux d’artifice éblouissants

TROIS-RIVIÈRES — C’est sous un magnifique ciel étoilé et un 22 degrés Celsius bien senti que les très attendus feux d’artifice du Grand Prix de Trois-Rivières ont débuté, au plus grand plaisir des spectateurs qui s’étaient déplacés par milliers pour assister à l’événement.

«Pour la première fois en quatre ans, il ne pleut pas», lance avec satisfaction le directeur général du Grand Prix, Dominic Fugère.

La foule était massée au port de Trois-Rivières, les terrasses étaient bondées et même les jeunes enfants étaient présents malgré les 22 heures passées. Selon l’horaire affiché, les feux devaient débuter à 22 h. Cependant, les spectateurs ont dû attendre près de 30 minutes avant que le premier feu d’artifice ne se fasse entendre. «Nous ne pouvions pas démarrer avant la fin du spectacle présenté par le Cirque du Soleil à l’amphithéâtre Cogeco», précise le directeur général.

À 22 h 26, le tout premier rayon de lumière a fait son apparition de l’autre côté de la rive au grand soulagement de la foule. Véritable crescendo, le spectacle présenté par les artificiers a su susciter l’émotion de la foule qui s’exclamait d’admiration devant ce spectacle pyrotechnique. Les spectateurs les plus proches ont eu droit à une soirée plus immersive, au son de la musique qui accompagnait le spectacle.

La foule était massée au centre-ville de Trois-Rivières tôt en soirée, les terrasses étaient bondées et les gens ont été nombreux à se rendre au port par la suite.

Sous le thème des super héros, le ciel de Trois-Rivières s’est illuminé de manière grandiose pendant une vingtaine de minutes.

Dans les bras de leurs parents, joue contre joue, les yeux des enfants brillaient sous le reflet des feux. Un moment magique pour les tout-petits et une soirée mémorable pour les plus grands. Au milieu de la présentation, le Bat-Signal (Le Bat-Signal est utilisé par la police de Gotham pour requérir l’aide de Batman) est apparu sous acclamations de la foule. Nul doute, l’effet de surprise s’est fait entendre au sein des spectateurs.

Ensuite, le rythme s’est accéléré. Les artificiers y sont allés de belles figures, alliant des bombes, des bouquets, des embrasements et des cascades. Ils ont utilisé plusieurs éléments chimiques pour créer des jeux de couleurs impressionnants. Le bouquet final s’est terminé dans une succession de feux, de couleurs et d’explosions.

Un remerciement
Dominic Fugère explique que ces feux d’artifice sont avant tout un cadeau offert aux Trifluviens par l’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières. «C’est en quelque sorte une manière de remercier les gens de nous prêter la ville pendant deux semaines pour le Grand Prix. C’est une tradition que nous aimons et que nous désirons poursuivre encore longtemps», confie-t-il.

Travis Cormier était en spectacle avant les feux d’artifice.

Combien coûtent des feux de cette ampleur? Dominic Fugère préfère taire le montant que ces feux dignes des plus beaux présentés au Québec représentent. «C’est un partenariat que nous avons avec Royal Pyrotechnie. Nous travaillons avec eux depuis 25 ans et ils sont formidables. Ils ont passé trois jours à tout installer sur le site», raconte M. Fugère.

Une fin de soirée difficile
Le plus difficile pour les spectateurs a sans contredit été le retour à la maison. Pour ceux qui avaient utilisé la voiture, plus d’une heure a été nécessaire pour réussir à quitter le centre-ville. Sur place, les policiers du Service de police de Trois-Rivières ont fait de leur mieux pour rendre la circulation plus fluide, mais gérer des milliers de piétons et de voitures dans un endroit contigu, rempli de sens uniques et surtout, dans un chantier de construction, cela n’a rien de facile. Les gens ont dû s’armer de patience et faire preuve de prudence pour réussir à évacuer les lieux en toute sécurité.