Un citoyen a eu la mauvaise surprise de constater que les feuilles mortes qu’il avait mises en bordure de la rue étaient mélangées aux ordures, au sein d’une même collecte. Elles ont donc pris le chemin du dépotoir.

Des feuilles mortes envoyées à l’enfouissement

Trois-Rivières — Un sous-traitant de la Ville de Trois-Rivières chargé de la collecte des ordures sera mis à l’amende pour avoir procédé à la collecte des ordures en même temps que celle des feuilles mortes, rendant le compostage de celles-ci impossible. Le contrat stipulait qu’il aurait dû effectuer la tâche en deux temps, avec deux camions différents. Pris en défaut dans deux secteurs distincts de la ville, le sous-traitant écope d’une amende de 600 $, tel que le prévoit le contrat.

À la Ville de Trois-Rivières, on soutient que le geste de l’entrepreneur est inacceptable et qu’il s’inscrit en contradiction avec les politiques et les efforts déployés à la Ville en matière environnementale. Bien que celle-ci ait reçu au moins une plainte concernant le méfait, selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, on indique que c’est une technicienne en environnement, employée de la Ville, qui a constaté l’infraction.

On rappelle à la Ville de Trois-Rivières que, dans un souci de saine gestion environnementale, des programmes sont en place pour sensibiliser la population aux bonnes pratiques de valorisation des matières résiduelles. De plus, les municipalités du Québec touchent des redevances pour leurs performances en matière d’enfouissement.

«On a quelqu’un qui surveille ça presque à temps plein, justement parce qu’on ne veut pas que les entrepreneurs coupent les coins ronds et que ça devienne une pratique courante», explique Cynthia Simard, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. Celle-ci n’était toutefois pas en mesure de commenter l’importance de l’amende dont écope l’entrepreneur. Il était de même impossible d’évaluer quelle portion du territoire avait déjà été couverte par l’entrepreneur avant qu’il ne soit pris en défaut.

Le méfait survient le jour même où le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, Michel Angers, maire de Shawinigan, déclarait au cours d’une annonce concernant la valorisation des matières résiduelles que «la dernière chose qu’on doit faire c’est de donner le signal à l’ensemble de nos citoyens que recycler ne vaut pas la peine».