Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec (SPPSAM-CSN), Pascal Bastarache.
Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec (SPPSAM-CSN), Pascal Bastarache.

Des équipements de protection faits «maison»?

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Alors que le personnel soignant est confronté à une certaine rareté de l’équipement de protection contre le coronavirus, le Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec (SPPSAM-CSN) propose de mettre les travailleurs à contribution notamment pour fabriquer des visières de protection.

À l’instar du Centre hospitalier universitaire pour enfants Sainte-Justine de Montréal, le CIUSSS MCQ pourrait bien fabriquer lui-même des visières de protection pour le personnel de première ligne qui soigne les patients atteints de la COVID-19, croit Pascal Bastarache, le président du syndicat.

«Ils le font à Sainte-Justine de manière sécuritaire, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire ici», lance le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec (SPPSAM-CSN).

«Ce que je propose dans la situation actuelle, alors qu’on a un manque flagrant d’équipement, c’est de regarder cette possibilité.»

Le syndicat estime que plusieurs techniciens qui travaillent généralement à la confection de prothèses peuvent concevoir ces visières et d’autres pièces d’équipement de protection.

«Ils utilisent à Sainte-Justine des acétates et de la styromousse. Ce sont des matériaux quand même accessibles», précise Pascal Bastarache.

Le CIUSSS MCQ pourrait même, propose le syndicat, faire appel aux institutions d’enseignement et aux entreprises qui possèdent des imprimantes 3D pour concevoir ces visières.

«J’ai soumis l’idée d’utiliser l’imprimerie 3D du Cégep de Trois-Rivières qui ne doit pas actuellement être utilisée», note M. Bastarache. «C’est une ressource accessible et on s’assure que le personnel ne manque pas d’équipement comme maintenant.»

La direction du CIUSSS a répondu au syndicat, précise Pascal Bastarache, que Québec analyse la situation. «À l’heure où on manque d’équipement comme au CHSLD Laflèche, on ne peut pas ignorer une initiative locale», mentionne Pascal Bastarache.

Questionné sur la proposition du syndicat, le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Carol Fillion, soutient «qu’il y a plusieurs options en analyse et en évaluation».

«Je ne peux pas commenter chacune de ces options, mais on regarde l’ensemble des options. Et tout ça doit recevoir le sceau de l’efficacité du produit», note-t-il.