Plus d’une quinzaine d’employés d’Hydro-Québec étaient devant la porte d’un bâtiment de la Centrale La Tuque vers 14h, mercredi.
Plus d’une quinzaine d’employés d’Hydro-Québec étaient devant la porte d’un bâtiment de la Centrale La Tuque vers 14h, mercredi.

Des employés d’Hydro-Québec refusent d’aller travailler en raison de l’état de la route 25

LA TUQUE — Une vingtaine d’employés d’Hydro-Québec ont refusé de se rendre à leur lieu de travail dans les centrales de la Chute-Allard et des Rapides-des-Cœurs, mercredi matin, en raison de l’état de la route 25 qu’ils jugeaient trop dangereuse. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) s’est rendue sur les lieux pour enquêter.

Hydro-Québec mentionne que les employés, qui jugeaient que la route n’était pas sécuritaire à leurs yeux, ont décidé de se prévaloir de leur droit de refuser de se présenter au travail.

«C’est un droit. […] Si les employés ont l’impression que leur santé ou leur sécurité sont en danger, c’est clair qu’on prend un temps de recul, on regarde ce qui se passe, on trouve des solutions et on corrige la situation. C’est exactement ce que l’on a fait», a indiqué Francis Labbé, porte-parole d’Hydro-Québec.

Les employés auraient pris la décision de ne pas se présenter au travail et de rester devant un bâtiment de la Centrale La Tuque parce qu’il y avait beaucoup trop de poussière qui affectait la visibilité sur la route 25 et que cette dernière était trop cahoteuse.

«Ils jugeaient que ces deux éléments ensemble étaient trop dangereux pour leur santé et leur sécurité», confirme le porte-parole d’Hydro-Québec.

La société d’État s’affaire d’ailleurs à corriger la situation le plus rapidement possible afin que les travailleurs puissent retourner au travail dans les meilleurs délais et de façon sécuritaire. La société d’État ajoute que la situation est particulière cette année.

«On avait prévu demain (jeudi) un épandage d’abat-poussière. On en avait fait en mai, on va en faire en juin et on va en faire plus tard. Il faut dire que le printemps est particulièrement sec. […] Pour épandre ça, il fallait que la route soit nivelée et ce nivellement-là devait se faire aujourd’hui (mercredi)», a indiqué Francis Labbé.

«Tout le monde est en mode solution et le problème devrait se régler rapidement», a-t-il ajouté.

D’ailleurs, Hydro-Québec rappelle qu’elle investit près de 700 000 $ annuellement pour l’épandage d’abat-poussière.

Les employés, qui habituellement se rendent au travail en autobus ou à bord de leur véhicule personnel, devraient retourner au travail dès que la situation sera corrigée.

La CNESST a déployé deux inspecteurs sur les lieux pour constater la situation et recueillir de l’information.

«Ils sont sur les lieux. S’il y a des correctifs à demander selon les constatations, ce sera demandé à l’employeur», a indiqué la porte-parole de la CNESST, Audrey-Anne Lafrenière.