Johanne Grenon, directrice financière et administratrice du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières et Annie Lamothe, directrice générale de l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs de Trois-Rivières sont très fières de ce partenariat. Les grandes amies Konstance Forand et Dalianne Bernier sont très heureuses de s’être rencontrées grâce à projet.

Des élèves marchands de bonheur

Trois-Rivières — C’est dans un élan de générosité que plusieurs élèves de l’école Saint-Joseph ont pris l’initiative de s’impliquer dans un programme de mentorat afin d’aider des jeunes en situation de vulnérabilité. «Avoir du plaisir avec des jeunes et avoir la chance de faire une petite différence pour eux», c’est le message qui émerge des élèves qui prennent part à ce projet.

Il s’agit d’un programme de mentorat offert par le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières en collaboration avec les Grands Frères Grandes Sœurs de Trois-Rivières. Depuis le début de l’année scolaire, ce sont 16 jumelages qui ont été créés. Le but de ce programme est de mettre en place une relation de confiance entre le grand et le petit, et ce, tout au long de l’année scolaire. Les rencontres se font dans les locaux du Séminaire Saint-Joseph à raison d’une fois par semaine, pendant une heure trente.

«L’objectif de ce programme est de développer une relation significative entre un élève de 4e et 5e secondaire et un jeune référé par le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières. Ce sont des enfants d’âge primaire qui sont jumelés avec les grands. On prend en charge tout le processus. Ils sont jumelés selon leurs besoins, leurs intérêts. Ils peuvent faire du bricolage, du sport, de l’aide aux devoirs. Ce projet amène une influence positive, mais aussi des impacts positifs au niveau de la persévérance scolaire», précise Annie Lamothe, directrice générale de l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs de Trois-Rivières.

«C’est un projet très enrichissant puisque j’ai toujours aimé m’impliquer dans la communauté. Je peux travailler avec du monde qui n’a pas nécessairement la même chance que moi. Tu fais une différence dans leur journée et tu vois qu’ils sont heureux de venir te voir. Ce n’est pas une corvée de venir ici. Au contraire, j’ai hâte de venir m’amuser avec eux, faire de la pâte à modeler, du coloriage, etc.», affirme Dalianne Bernier, élève du Séminaire Saint-Joseph et participante au programme.

«Grâce à ce projet, tu te rends compte qu’on n’a pas tous la même chance. C’est agréable de voir à quel point ils sont heureux quand ils viennent nous voir. Ils nous sourient, nous donnent des câlins. Ça fait une petite différence dans leur semaine. Si tout le monde pouvait donner seulement 1 h 30 de bénévolat par semaine, ça ferait une grosse différence», renchérit Élisabeth Desrosiers, élève du Séminaire Saint-Joseph qui pense également poursuivre ses études dans un domaine d’étude en lien avec l’entraide grâce à ce projet.

Ce programme est encadré vigoureusement puisque les élèves doivent suivre une formation et passer une entrevue afin d’être sélectionnés.

«On travaille avec des enfants qui vivent dans un milieu différent. Les jeunes nous parlent beaucoup de ce qu’ils vivent. On doit être bien préparé puisque c’est déjà arrivé qu’on doive intervenir lors de cas spéciaux. On doit aussitôt en parler avec une intervenante», explique Élisabeth Desrosiers.

Au cours de l’année scolaire, le grand et le petit auront à participer à trois suivis avec la coordonnatrice du programme. Ces suivis sont faits afin d’assurer la sécurité des jumelages et pour que la relation se développe sainement.

Tout au long du processus, les jumelages sont encadrés par des intervenants lors des rencontres hebdomadaires. À la fin de l’année, une rencontre est mise sur pied entre les parents et les intervenants afin de faire un compte rendu du projet.

Il faut souligner que les élèves peuvent poursuivre l’expérience l’année suivante, soit en 5e secondaire.

S’ils font la demande, ils pourront aussi être jumelés avec le même petit afin de continuer à développer leur relation.