Le projet permet aux élèves de mieux comprendre les rouages de la nature.

Des élèves initiés à la culture urbaine

SHAWINIGAN — Plantation d’arbres fruitiers, de fleurs comestibles, de plantes aromatiques, découverte des plantes potagères, vermicompostage, saine alimentation, initiation aux insectes pollinisateurs. Les élèves de l’école Antoine-Hallé de Shawinigan ont été pas mal occupés depuis deux ans.

Cette école du secteur Grand-Mère s’est donné comme mission de rapprocher de mère Nature les élèves, leur famille et même toute la communauté environnante.

L’école poursuit donc, cette année, l’implantation de son projet Les mains dans la terre amorcée l’an dernier. Il s’agit d’une classe nourricière pour tous les élèves de toutes les classes de l’école. Des arbres fruitiers ont été plantés de même que des fleurs comestibles et des plantes aromatiques. Tous ces végétaux poussent dans 13 bacs qui ont été aménagés dans la cour de récréation.

On sait que les classes se terminent à la fin du mois de juin. C’est pourquoi l’école partagera sa production jardinière avec la communauté. L’entretien et l’arrosage sont faits par des bénévoles, raconte Geneviève Roy, enseignante au 2e cycle du primaire. Grâce à un gros bac de récupération de l’eau de pluie aménagé sur place et à un horaire d’arrosage, les plants de gadelles, de groseilles et autres plantes comestibles sont bien traités et donnent leurs fruits.

Cette initiative, explique Mme Roy, est motivée par le fait que «la sensibilisation aux valeurs environnementales et communautaires se fait urgente. Il est primordial d’initier et d’éduquer, dès le primaire, les enfants aux bienfaits et à l’importance de l’énergie verte. Ils sont de fabuleux ambassadeurs», dit-elle.

L’idée, c’est de montrer aux enfants le cycle complet de la vie végétale, de la germination à la récolte puis à l’assiette, le tout en observant le travail indispensable des pollinisateurs. Les élèves ont d’ailleurs pu participer au projet Jeunes ambassadeurs pour les monarques en plantant des asclépiades, une plante indispensable à la survie de cette espèce de papillon.

Cette année, le projet inaugure un développement supplémentaire avec la création d’une zone verte dont chacune des classes de l’école peut bénéficier tour à tour. La cour de récréation actuelle était toute en asphalte, l’aménagement d’un tout en verdure permettra de lire et d’apprendre au grand air, se réjouit l’enseignante.

Une balancelle, de même que des chaises, des bancs et des tables ont été fabriqués localement par l’artisan André Germain pour la création de ce projet.

L’ensemble de l’œuvre a pour but de «promouvoir une alimentation saine et responsable tout en donnant aux familles des outils, des connaissances et du soutien afin de s’alimenter sainement à moindre coût», indique Mme Roy. «En impliquant les enfants dans le processus de germination, de plantation, d’entretien et de transformation des fruits, légumes et fines herbes, nous nous assurons qu’ils développeront un intérêt et une plus grande ouverture face à leur consommation», indique-t-elle.

Plusieurs commanditaires ont levé la main pour appuyer le projet Les mains dans la terre, lequel s’inscrit fort bien dans le plan éducatif de l’école et rejoint toute la communauté avoisinante.