Le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.

Des députés préoccupés par le lock-out d’ABI

Trois-Rivières — Jean-Denis Girard et Pierre Michel Auger se disent préoccupés par le lock-out qui sévit actuellement à ABI. Les deux députés libéraux ont rappelé samedi l’importance pour l’économie régionale de cette aluminerie d’Alcoa ainsi que de son millier de travailleurs.

Jean-Denis Girard est bien au fait des conséquences économiques d’un tel conflit de travail et de l’arrêt des deux tiers de la production de l’aluminerie. Le député de Trois-Rivières fait un parallèle avec la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 en 2012. Jean-Denis Girard était à l’époque le président de la Chambre de commerce et d’industries du Cœur-du-Québec. À l’instar de son collègue de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières de l’époque, Patrick Charlebois, il était intervenu à de très nombreuses reprises pour démontrer les impacts économiques de cette fermeture.

«J’ai ressorti cette semaine l’étude d’impacts économiques qu’on avait faite à cette époque. Il y a un impact direct avec les salaires des travailleurs qui paient des impôts, mais ils vont aussi consommer», affirme Jean-Denis Girard.

«Cette consommation correspond à des emplois dans des commerces, des concessionnaires, sans compter toutes les PME qui ont des contrats avec ABI. Certaines ont déjà fait des mises à pied temporaires, comme chez MBI à Bécancour.»

De son côté, le député de Champlain, Pierre Michel Auger, affirme qu’il est impossible de rester insensible à ce conflit de travail. Il a d’ailleurs insisté sur ce point en ajoutant que le lock-out est la décision de la direction de l’entreprise. «C’est un conflit de travail. C’est à l’employeur et au syndicat de s’asseoir ensemble», soutient le député de Champlain.

«On suit ça bien sûr de très, très près. Il s’agit de 1100 emplois directs et plusieurs emplois indirects. C’est majeur pour la région.»

Jean-Denis Girard invite les parties à retourner à la table de négociation afin de dénouer l’impasse. Il précise toutefois que le gouvernement du Québec a fait des efforts pour éviter un conflit de travail.

«Le gouvernement a nommé un médiateur pour donner un coup de main. Il y a eu au-delà de 20 rencontres de médiation», note le député de Trois-Rivières.

«Comme gouvernement, on est prêts à donner un coup de main, mais ça demeure un conflit entre un syndicat et une entreprise.»