La directrice générale, Marie-Josée Gervais, a lancé l’édition 2018 des Défis du Parc en présence d’un groupe de marcheurs aînés.

Des Défis du Parc 2018 uniques

Shawinigan — Les importants travaux qui ont cours au parc national de la Mauricie et qui obligent la fermeture complète de l’entrée de Saint-Jean-des-Piles génèrent quelques contraintes et quelques modifications à l’édition 2018 des Défis du Parc qui s’est amorcée vendredi. En revanche, les participants et leurs supporters auront le plaisir de vivre quelque chose d’assez différent, cette année et qui ne devrait pas revenir par la suite.

Sur le gilet de la directrice générale de l’événement, Marie-Josée Gervais, on peut lire le mot «inédit» et pour cause. «On est dans un autre lieu. C’est complètement nouveau pour toute notre équipe qui a accepté de relever le défi. C’est très complexe d’organiser un événement ici (du côté du camping Shawenegan par l’entrée Saint-Mathieu-du-Parc)», dit-elle. Les lieux sont «d’une beauté exceptionnelle, mais la complexité est grande, car tous les lieux de départ et d’arrivée sont dans des endroits différents. Main dans la main, on a bâti un événement sur mesure, cette année», dit-elle. Pas moins de 200 bénévoles mettent la main à la pâte pour en faire un succès.

Ce samedi, 1100 cyclistes sont attendus pour le défi sur une portion du parc où l’activité ne s’est jamais tenue avant. «C’est un parcours très difficile. Il y a encore plus de côtes que dans l’autre section du parc», dit-elle.

Une dizaine d’athlètes des Pyrénées seront parmi les participants, une première.

Dimanche, le lac Wapizagonke deviendra le théâtre d’un triathlon. «C’est la première fois, dans un parc canadien, qu’on tient un triathlon entièrement dans le parc», signale Mme Gervais. Ceci est rendu possible grâce à la présence du lac dont l’organisation ne bénéficie pas dans la section qu’elle occupe habituellement.

Le triathlon ne devrait donc pas revenir, en théorie. «Je ne peux pas en parler, mais on a des projets à long terme», laisse-t-elle entendre.

Cela signifie, dans les circonstances, que le PNLM sera fermé dès 7 h 30 le matin samedi et dimanche pour la tenue des événements. C’est d’ailleurs là l’autre difficulté à la fois pour les organisateurs, les participants, les supporters, les exposants et les partenaires puisque tout ce beau monde doit arriver sur le site avant 7 h 30 le matin avant que ne s’amorcent les défis de natation, vélo et course à pied à 8 h 30.

Samedi, le public pourra toutefois entrer sur le site à partir de 11 h pour observer les arrivées.

«Le lieu est magnifique, mais il est enclavé», explique-t-elle.

C’est pourquoi l’événement a affiché complet rapidement, cette année, faute de l’espace habituel.

«C’est 5,5 km pour le triathlon, mais 5,5 kilomètres de montée et descente. C’est extrêmement exigent», assure l’organisatrice. En revanche, les falaises offriront des points de vue spectaculaires aux participants.

«Pour moi, c’est vraiment la plus belle carte postale de Parcs Canada. C’est ici que ça se passe», dit-elle.

«C’est une édition vraiment spéciale pour moi. Ça fait deux ans qu’on en parle», dit-elle.

Entre 3000 et 3500 personnes sont attendues ce week-end.

Contrairement à d’autres années où les participants avaient été confrontés à des journées assez chaudes, le week-end qui s’amorce sera frais. Environnement Canada prévoit en effet un maximum de 16 °C samedi et de 18 °C dimanche et du soleil en abondance.

Les Défis du Parc se sont amorcés vendredi après-midi par un défi de marche de trois kilomètres pour un groupe d’aînés dont la moyenne d’âge était de 81 ans.