Steve Leblanc, directeur du Regroupement d’organismes de personnes handicapées.

Des déficients intellectuels volés et manipulés?

TROIS-RIVIÈRES — Des regroupements d’organismes communautaires dénoncent le fait qu’une vingtaine de personnes déficientes intellectuelles auraient été manipulées, volées et certaines mêmes abusées par l’ancienne dirigeante d’un organisme de la région au cours des dernières années.

Les directions du Regroupement d’organismes de personnes handicapées pour la région de la Mauricie et de l’Association des handicapés adultes de la Mauricie profitent de la tenue de la 30e semaine québécoise de la déficience intellectuelle pour lancer un cri d’alarme par l’entremise d’un commu- niqué de presse envoyé aux médias au cours de la journée de mercredi.

«Malgré les démarches effectuées par des représentants gouvernementaux et un engagement sans compromis d’enquêteurs du corps policier de Trois-Rivières, les victimes, faute de crédibilité devant les tribunaux, se retrouvent ignorées par un système de justice non adapté à leur condition. Actuellement, ces personnes se retrouvent doublement handicapées, de par leur limitation fonctionnelle et du fait que notre système judiciaire ne puisse s’adapter et composer avec les limitations de ces personnes», peut-on y lire.

Joint au téléphone, le direc- teur du Regroupement d’organismes de personnes handicapées, Steve Leblanc, n’a pas voulu dire de quel organisme il s’agit ni le nom de l’ancienne dirigeante étant donné qu’aucune plainte n’a été déposée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Selon les règles de droit en vigueur, c’est à ce dernier d’établir, hors de tout doute raisonnable, que l’accusé est coupable. Il est donc primordial que la preuve soit solide et que les témoins soient d’une crédibilité irréprochable.

Les deux regroupements déplorent que ces règles ne tiennent pas compte de la réalité des personnes devant composer avec une déficience intellectuelle quelconque.