Les quatre arénas municipaux de Trois-Rivières sont maintenant dotés de défibrillateurs.

Des défibrillateurs dans les arénas trifluviens

Les quatre arénas municipaux de Trois-Rivières sont dotés depuis décembre dernier de défibrillateurs. Cet investissement de 6000 $ augmente considérablement les chances de sauver une personne victime d'un arrêt cardiaque. Les arénas des grandes villes de la région possèdent donc maintenant un de ces défibrillateurs très simples à utiliser.
La Fondation des maladies du coeur et de l'AVC rappelle que les quatre premières minutes suivant un arrêt cardiaque sont cruciales. Plus l'intervention d'un secouriste est rapide, plus la victime a de chances de survivre. «Chaque minute qui passe enlève 10 % aux chances de survie de la victime», affirme Michel Viau de la Fondation des maladies du coeur.
De plus, Michel Viau précise que les arénas sont les endroits «où les défibrillateurs sauvent le plus de vies». «Il y a beaucoup d'arrêts cardiaques chez les "sportifs du dimanche''.»
La Fondation des maladies du coeur est de plus mandatée par le gouvernement fédéral pour doter tous les arénas du pays d'un défibrillateur. Une enveloppe de 10 millions $ est d'ailleurs prévue pour implanter partout ces appareils.
La Fondation affirme également que depuis le printemps 2013, tout le monde peut utiliser un défibrillateur même sans formation.
«Une voix guide les utilisateurs et des dessins expliquent clairement comment s'en servir. C'est très facile», ajoute M. Viau qui précise que ce type d'appareil coûte entre 1500 et 2000 $.
Sur les quelque 320 arénas québécois, au moins 77 n'auraient pas encore de défibrillateurs, estime la Fondation. Toutefois, l'organisme n'a pas encore terminé le recensement au Québec. Les Villes qui n'ont pas encore doté leurs arénas d'appareils, pourront le faire grâce à l'aide de la Fondation des maladies du coeur.
Après avoir affirmé qu'elle n'avait pas l'intention de doter ses arénas de défibrillateurs, notamment car elle craignait d'éventuelles poursuites si des personnes ne les utilisaient pas adéquatement, situation impossible depuis la modification de la loi en 2013, la Ville de Trois-Rivières a fait volte-face en installant des défibrillateurs.
Les Trifluviens n'auront donc pas eu à attendre ce programme du gouvernement fédéral. Les quatre arénas municipaux de Trois-Rivières, le Colisée, les arénas Jérôme-Cotnoir, Jean-Guy-Talbot et Claude-Mongrain, ont depuis décembre dernier des défibrillateurs.
«Près de 25 personnes ont aussi eu la formation pour l'utiliser. Mais si la personne qui a la formation est trop loin, les gens peuvent les utiliser. C'est très simple», affirme Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.
L'aréna de Bécancour est aussi doté depuis 2013 d'un défibrillateur et ses employés ont la formation pour l'utiliser. «Nous avions la volonté d'offrir un environnement sécuritaire à la clientèle qui est composée à 90 % de mineurs», explique Marie-Michelle Barette, directrice des communications à la Ville de Bécancour, qui souligne que l'installation d'un défibrillateur s'inscrit dans le projet de mise à niveau de l'aréna.
À La Tuque, le Colisée municipal possède déjà un défibrillateur depuis 2011 et les employés sont formés pour l'utiliser. Cet appareil a été offert par la Banque des techniciens ambulanciers du Québec (BTAQ). Un deuxième défibrillateur, donné cette fois par la Fondation des maladies du coeur, a aussi été installé au Complexe culturel Félix-Leclerc. En décembre dernier, la Ville de La Tuque a aussi muni son centre de ski d'un troisième appareil, dans un soucis de sécurité pour les utilisateurs.
En 2012, la Ville de Shawinigan a doté ses arénas de défibrillateurs. Toutefois, il nous a été impossible lundi de discuter avec un représentant de la Ville.
Le Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) doit de son côté installer deux défibrillateurs au cours des prochaines semaines.
Avec celui qui se trouve déjà à l'aréna Jean-Guy-Talbot, le Complexe aura en tout trois de ces appareils.