Les syndiquées des CPE représentées par la CSN étaient en grève lundi.

Des CPE en grève mardi et mercredi

À moins d’un revirement à la table des négociations, les syndiquées des CPE représentées par la CSN seront en grève, mardi et mercredi. La nouvelle a été annoncée aux parents dans les centres de la petite enfance, vendredi.

Les employées feront du piquetage mardi, et une manifestation nationale aura lieu à Québec mercredi, à laquelle prendront part les employées estriennes, indique Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de l’Estrie (STTCPE).

Les syndiquées ont tenu leur première journée de débrayage lundi, au cours de laquelle elles ont manifesté devant le bureau du nouveau ministre de la Famille, Luc Fortin. Rappelons qu’à ce moment, le député de Sherbrooke a demandé au négociateur du gouvernement de réunir les parties afin d’intensifier les négociations, après que les pourparlers eurent été interrompus.

Le gouvernement a depuis laissé tomber ses conditions préalables, fait valoir Mme Vachon, c’est-à-dire que les syndicats acceptent de faire passer l’âge de la retraite de 60 à 61 ans ou d’éponger les déficits futurs du régime de retraite.

En dépit de la grève annoncée les 7 et 8 novembre, les négociations se poursuivent. « Il n’y a pas eu suffisamment de mouvement à la table », note Mme Vachon. Elle précise cependant que le débrayage pourrait être annulé si des avancées surviennent. La journée de vendredi doit être déterminante. « Le comité de négociation est disposé à négocier », souligne-t-elle.

La CSN représente 11 000 travailleuses des CPE de la province, dont 850 en Estrie.

Le contrat de travail des employées des CPE, majoritairement des éducatrices, est échu depuis mars 2015. En Estrie, entre 3000 et 4000 enfants sont touchés par le conflit de travail. Plusieurs enjeux sont sur la table, dont le régime de retraite et une possible modification des ratios.

Le STTCPE représente 850 syndiquées au sein de 35 CPE. Les syndiquées ont en poche un mandat avec six jours de grève, dont la première journée a été écoulée lundi dernier.