Le commandant adjoint de la Marine royale canadienne affirme qu’il n’y a pas de place dans les forces armées pour les marins qui souscrivent à des idéologies qualifiées de «haineuses, misogynes et racistes».
Le commandant adjoint de la Marine royale canadienne affirme qu’il n’y a pas de place dans les forces armées pour les marins qui souscrivent à des idéologies qualifiées de «haineuses, misogynes et racistes».

Des commentaires haineux sur l’abandon du terme «seaman» font rager un officier

La Presse Canadienne
Le commandant adjoint de la Marine royale canadienne affirme qu’il n’y a pas de place dans les forces armées pour les marins qui souscrivent à des idéologies qualifiées de «haineuses, misogynes et racistes».

Le contre-amiral Chris Sutherland a publié cet avertissement sur la page Facebook de la Marine à la suite de plusieurs commentaires formulés en ligne par des marins et d’anciens combattants qui s’opposent à la décision de la marine d’abandonner le terme anglais «seaman» (matelot en français) pour désigner les membres au plus bas échelon.

«À ceux d’entre vous qui servent actuellement avec ces convictions, je tiens à dire avec insistance que vous n’avez pas votre place dans notre marine, a écrit le contre-amiral Sutherland. Si vous ne pouvez pas vivre ou soutenir les valeurs de la Charte canadienne des droits et libertés, alors vous ne pouvez pas les défendre.»

Les officiers, qui ont annoncé la décision de remplacer le terme par une appellation non genrée, ont précisé que l’objectif de la démarche vise à rendre la Marine royale canadienne plus inclusive et à s’assurer que les jeunes membres se sentent en confiance et fiers de leur grade et de leur emploi.

Toutefois, si ce changement a été applaudi par ceux qui l’espéraient depuis longtemps, des critiques de diverses natures sont apparues sur le web, dont certaines qui semblent être allées trop loin pour le haut commandement.

Chris Sutherland a présenté des excuses pour de pas avoir participé aux discussions du forum en ligne, ajoutant qu’il a franchement eu besoin de temps pour se faire à l’idée de certains des commentaires qui ont été publiés.

«À ceux d’entre vous qui ont tenu des propos haineux, misogynes et racistes, je suis choqué que vous pensiez que vos commentaires seraient acceptables, et que vous ne puissiez pas reconnaître que ceux que vous dénigrez sont ceux-là mêmes qui consacrent leur vie à vous donner la liberté de commenter», a-t-il souligné sans préciser la nature des commentaires jugés offensants.

«Ces commentaires nous rappellent qu’il est nécessaire de dénoncer les attaques lâches comme celles-ci et que nous devons saisir toutes les occasions de manifester notre soutien aux groupes minoritaires et marginalisés», a-t-il ajouté.

Il a également invité tout marin voulant comprendre pourquoi cette démarche constitue une priorité et «souhaite engager une discussion constructive avec lui sur le sujet» à communiquer directement avec lui.

Des officiers de la marine estiment que le mot «seaman» pouvait nuire au recrutement à une époque où l’organisation subit un manque de personnel d’environ 850 marins. Ils disent pouvoir faire face à ce manque, mais ils s’inquiètent de ses répercussions à long terme.

Les officiers, qui ont annoncé la décision de remplacer le terme par une appellation non genrée, ont précisé que l’objectif de la démarche vise à rendre la Marine royale canadienne plus inclusive et à s’assurer que les jeunes membres se sentent en confiance et fiers de leur grade et de leur emploi.

Toutefois, si ce changement a été applaudi par ceux qui l’espéraient depuis longtemps, des critiques de diverses natures sont apparues sur le web, dont certaines qui semblent être allées trop loin pour le haut commandement.

Chris Sutherland a présenté des excuses pour de pas avoir participé aux discussions du forum en ligne, ajoutant qu’il a franchement eu besoin de temps pour se faire à l’idée de certains des commentaires qui ont été publiés.

«À ceux d’entre vous qui ont tenu des propos haineux, misogynes et racistes, je suis choqué que vous pensiez que vos commentaires seraient acceptables, et que vous ne puissiez pas reconnaître que ceux que vous dénigrez sont ceux-là mêmes qui consacrent leur vie à vous donner la liberté de commenter», a-t-il souligné sans préciser la nature des commentaires jugés offensants.

«Ces commentaires nous rappellent qu’il est nécessaire de dénoncer les attaques lâches comme celles-ci et que nous devons saisir toutes les occasions de manifester notre soutien aux groupes minoritaires et marginalisés», a-t-il ajouté.

Il a également invité tout marin voulant comprendre pourquoi cette démarche constitue une priorité et «souhaite engager une discussion constructive avec lui sur le sujet» à communiquer directement avec lui.

Des officiers de la marine estiment que le mot «seaman» pouvait nuire au recrutement à une époque où l’organisation subit un manque de personnel d’environ 850 matelots. Ils disent pouvoir faire face à ce manque, mais ils s’inquiètent de ses répercussions à long terme.