Les combats trois contre trois offrent de belles mêlées.

Des combats dignes du Moyen Âge

Nicolet — Le Centre des arts populaires de Nicolet s’est transformé dimanche en arène de combats médiévaux. Une quarantaine de combattants en armures du Québec et de l’Ontario se sont affrontés en duel ou en équipe avec de véritables armes.

Ce tournoi hivernal de combat médiéval était organisé par les Fils de Laviolette, un regroupement de combattants de la région. Ils ont accueilli des équipes de Montréal, de Québec et de l’Ontario.

Ce qui impressionne le plus lorsqu’on assiste à ce type de combat est sans contredit la violence des coups. Les épées, les haches ou encore les masses utilisées par les participants cognent extrêmement fort sur les armures en métal de leur adversaire. les lames vives ne sont pas aiguisées, mais elles permettent malgré tout d’asséner des coups très puissants.

Les combats se déroulent en suivant des règles, relativement minimes, sous la supervision d’une équipe d’arbitres. Comme tous les sports de combat, il arrive qu’un combattant subisse des blessures. D’ailleurs, lors du passage du Nouvelliste dimanche, un compétiteur a été coupé au front sous son casque d’acier, ce qui a nécessité des premiers soins.

Les armes utilisées par les combattants sont véritables, mais elles ne coupent pas.

Bénédicte Robitaille était une des responsables du tournoi de dimanche. Cette combattante membre de l’organisation des Fils de Laviolette a participé déjà à trois championnats du monde de combats médiévaux. Si tout va bien, elle devrait même participer au prochain rendez-vous annuel prévu en mai prochain.

«C’est vraiment des expériences exceptionnelles. Ça s’apparente à un grand festival médiéval. Il y a des combats, mais aussi des artisans», note Bénédicte Robitaille. «Ça peut ressembler à Bicolline comme on a dans la région, mais beaucoup plus historique.»

Si une armure permet d’abord de protéger le combattant, elle se doit aussi d’être historiquement fidèle. Un comité historique s’assure d’ailleurs que les armures et les armes utilisées répondent à ce critère.

Le tournoi de dimanche offrait aussi l’occasion aux femmes d’obtenir une qualification pour le prochain Championnat du monde en Écosse. Un comité doit analyser les images du tournoi de dimanche pour déterminer les combattantes qui représenteront le Québec à cette importante compétition.

Les armures de certains combattants étaient très impressionnantes.

Ce sport de combat souvent méconnu attire de plus en plus de compétiteurs. Bénédicte Robitaille soutient que c’est en croissance dans les différents clubs de la province. Des pratiquants provenant de plusieurs horizons se retrouvent à revêtir une armure. «De mon côté, je viens de l’univers médiéval et j’ai toujours fait des sports, alors que certains proviennent du football et que d’autres ont juste envie de mettre l’armure et d’essayer», note Bénédicte Robitaille. «Lorsqu’on met le casque, il y a l’adrénaline qui embarque.»