Une trentaine de personnes ont participé à l'activité Mieux rêver Trois-Rivières, samedi.

Des citoyens rêvent Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Aménagement d’espaces verts, pistes cyclables, verdissement des rues, revitalisation de quartiers: voici plusieurs idées qui revenaient à plusieurs reprises samedi, lors de l’événement citoyen Mieux rêver Trois-Rivières.

Pendant une bonne partie de la journée, une trentaine de personnes ont participé à cet événement, qui se voulait un remue-méninges pour repenser certains sites ou rues de Trois-Rivières afin de les embellir et les rendre plus intéressants pour les citoyens et les visiteurs de la ville. 

Les secteurs qu’ils ont choisis sont l’entrée du secteur Cap-de-la-Madeleine, près du terminus d’autobus et de l’ancien Canadian Tire, la rue Notre-Dame-Centre, l’ancienne gare de la rue Champflour, le boulevard du Saint-Maurice et le secteur du rond-point de la Couronne et du parc Pie XII. Répartis en équipes, les participants à cette initiative citoyenne étaient invités à mettre quelques idées sur papier, puis à se rendre sur les lieux sélectionnés pour poursuivre leur réflexion. En fin de journée, les différents projets ont été présentés devant public, à la microbrasserie Le Temps d’une Pinte. Si la plupart des idées étaient relativement simples et réalistes, certaines étaient plus éclatées, comme celle d’une piste cyclable surélevée reliant le centre-ville à l’ancienne gare, ou la projection d’images d’archives de l’industrie forestière sur les façades des usines Kruger et Wayagamack. 

Des élus ravis

L’événement était organisé par des citoyens et des organismes, mais il n’a pas manqué d’attirer l’attention d’élus, qui sont venus écouter les présentations des équipes, en fin de journée. Pour le conseiller du district du Carmel, Pierre Montreuil, la démarche effectuée montre que les citoyens veulent de plus en plus s’impliquer dans le développement de la ville, ce qui le ravit. 

«J’ai l’impression que depuis novembre 2017, tout ce qui s’appelle consultation citoyenne, il y a une richesse incroyable à Trois-Rivières, un désir des gens de s’exprimer, souligne-t-il. Ils sont conscients que tout ne peut pas se réaliser, mais que certaines de ces idées peuvent se matérialiser. La grande difficulté, c’est: comment sélectionner et prioriser ces idées?»

Le nouveau maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, était également présent samedi. Il a lui aussi salué cette démarche citoyenne. 

«C’est une forme positive d’appropriation de sa ville et ça, c’est intéressant, parce qu’on est à des miles et des miles du chialage, constate-t-il. On est dans une façon positive de penser sa ville avec de nouvelles approches.»

Un rapport public

Pour la suite des choses, Frédéric Laurin, professeur en économie à l’UQTR et membre du comité organisateur de Mieux rêver Trois-Rivières indique que les projets et les discussions autour d’eux seront consignées par écrit, dans un rapport qui sera rendu public sur la page Facebook de l’événement. Il sera également déposé au conseil municipal, dans l’espoir que l’exercice puisse se concrétiser, au moins en partie. 

Sans s’engager au nom du conseil municipal, le conseiller du district de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy, assure que les idées amenées par les participants ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. 

«Ce serait bien surprenant que rien de ça ne voie le jour, avance-t-il. Surtout que des fois, des projets sont dans les cartons de la ville et gens ne le savent pas, mais des idées soulevées aujourd’hui collent déjà parfaitement avec ce qui est en voie d’être fait.»

L’événement était organisé par Alex Dorval, de la microbrasserie Le Temps d’une Pinte, Caroline Guay, coordinatrice à la Démarche des Premiers quartiers de Trois-Rivières, Gena Déziel, directrice générale de Trois-Rivières Centre, Frédéric L. Lajeunesse, des Creative Mornings, Marie-Pier pagé, entrepreneure sociale et chargée de cours à l’UQTR, Étienne Desfossés, étudiant de l’UQTR, et Frédéric Laurin.

Ce dernier souhaite d’ailleurs que l’événement se répète dans un avenir pas trop lointain. «J’aimerais une deuxième édition, plus structurées, avec davantage d’architectes et d’urbanistes, ça pourrait être des étudiants, lance-t-il. Ils pourraient venir quelques jours avant l’événement pour prendre le pouls de la ville.»

M. Laurin lance également l’idée que la ville crée un bureau des projets, qui pourrait recevoir les projets et idées des citoyens, ce qui en encouragerait davantage à s’impliquer et à participer à des événements du genre de Mieux rêver Trois-Rivières.