Michel Massouty, président de COSI Québec-Canada, ainsi que Louis Coste, président de COSI-France, ont présenté la nouvelle branche de l'organisme qui voit le jour en sol trifluvien.

Des chiens entraînés à sauver des vies

C'est à Trois-Rivières que le nouveau siège social de la branche canadienne du Comité de Secours Internationaux (COSI) s'implantera. Cet organisme non-gouvernemental établi en France depuis plus de 25 ans ouvre ainsi ses horizons de notre côté de l'Atlantique, et se spécialisera à Trois-Rivières dans la formation de chiens de catastrophe.
Appelés à intervenir depuis de nombreuses années sur des sites de catastrophes naturelles un peu partout dans le monde, COSI France s'est aussi rendu en Haïti il y a deux ans afin d'aider à la recherche de survivants dans les heures et les jours qui ont suivi le tremblement de terre.
C'est en voyant un reportage sur cette équipe de recherche et sauvetage que le Trifluvien Michel Massouty, déjà spécialisé dans la recherche et le sauvetage canin, a pris contact avec COSI afin d'évaluer la possibilité de voir naître une branche canadienne de cet organisme.
«Il y a déjà la compétence à Trois-Rivières. COSI-France va donc déléguer la responsabilité, et la branche québécoise sera dirigée par des Québécois», précise Louis Coste, président de COSI-France, qui a vu à Trois-Rivières un potentiel plus qu'intéressant pour la formation des sauveteurs et l'entraînement des chiens.
«Il y a des sites exceptionnels à Trois-Rivières, je pense notamment à des usines désaffectées qui peuvent être utilisées en hiver pour reproduire des conditions qu'on ne retrouve pas toujours ailleurs», signale M. Coste.
Ainsi, une douzaine de personnes forment déjà l'équipe de COSI Québec-Canada et ont reçu des formations spécifiques aux interventions de secours internationales. Quatre maîtres-chiens sont déjà entraînés pour le secours en cas de catastrophe, et d'autres bêtes pourraient s'ajouter à l'équipe québécoise de COSI au cours des prochains mois. Une équipe de bénévoles qui pourrait être appelée à intervenir à tout moment lors de catastrophes naturelles, un peu partout dans le monde.
«COSI existe pour trouver les vivants. C'est pour cette raison que notre intervention rapide est primordiale, parce que chaque minute compte», mentionne Michel Massouty, qui assumera la présidence de COSI Québec-Canada.
Depuis 25 ans, COSI-France a participé à une centaine de missions dans 40 pays, tant dans la recherche et le sauvetage que les soins médicaux. Plus de 550 bénévoles ont participé à l'une ou l'autre de ces missions, en plus des maîtres-chiens. Les bénévoles se sont notamment rendus lors d'un tremblement de terre en Iran, au Honduras après le passage de l'ouragan Mitch, en Asie du Sud-Est suite au tsunami dévastateur ainsi qu'en Haïti.
Afin d'assurer la viabilité de la mission de COSI à Trois-Rivières, l'équipe se mettra, au cours des prochaines semaines, à la recherche de commanditaires qui permettront à l'organisme de prendre part aux prochaines grandes opérations de sauvetage à l'international. En effet, bien que l'équipe agisse à titre bénévole, le transport du matériel médical et des chiens peut parfois osciller entre 20 000 $ et 50 000 $ par mission de sauvetage, incluant du matériel médical permettant de soigner entre 2000 et 3000 personnes.