Saint-Stanislas aux urnes pour la troisième fois

SAINT-STANISLAS — Le 3 juin, les 931 électeurs de Saint-Stanislas iront aux urnes pour la troisième fois, depuis l’automne dernier.

Ils devront choisir entre Louise Drapeau, musicienne et entrepreneure et Luc Pellerin, un retraité de l’ABI, pour occuper la mairie.

Luc Pellerin dresse un bilan positif de sa campagne électorale et rappelle que ce qui l’attire vers cette fonction, c’est de se mettre au service des projets des citoyens. Impliqué dans plusieurs organisations caritatives, dans le passé, comme Centraide et délégué social dans son ancien milieu de travail, une fonction qui lui permettait de venir en aide aux autres, le candidat indique qu’il ne convoite pas la mairie pour lui-même, mais pour aider les citoyens en travaillant sur leurs projets.

Luc Pellerin

De son côté, Louise Drapeau estime que la campagne électorale à la maire de Saint-Stanislas qui s’achève «est l’histoire de l’absence d’une campagne, de l’absence de confrontations d’idées», dit-elle. «La stratégie a été de m’éviter», déplore-t-elle. «C’est vieux comme le monde. C’est la différence entre les hommes et les femmes», croit-elle. «C’est d’une arrogance machiste», insiste-t-elle.

Mme Drapeau qualifie «d’historique» le vote auquel les citoyens de Saint-Stanislas vont participer. «Ils ont l’occasion de prendre quelqu’un qui vient de la pensée traditionnelle ou moi qui suis bardée de diplômes et d’expérience», résume-t-elle.

Interrogée à savoir si elle est pessimiste face au résultat de cet exercice démocratique qui se déroulera dimanche, Mme Drapeau dit s’attendre «à tout et à rien».

Louise Drapeau

«Si je gagne, je serai la personne la plus fière au monde», dit-elle, car cela signifiera que les gens ont entendu son message, même si sa campagne, déplore-t-elle, s’est résumée à une page Facebook et à quelques rencontres.

Luc Pellerin, au fil de sa campagne, dit avoir constaté de première main que le conseil municipal a fait du bon travail, jusqu’à présent, une lancée sur laquelle il entend continuer. «Je ne veux pas tout virer à l’envers», tient-il à préciser.

Quant à Mme Drapeau, elle croit qu’il n’y a «pas de plan, pas d’idées» et qu’on gère ainsi la décroissance, à Saint-Stanislas, alors que son projet, pour la municipalité, est de stimuler des secteurs comme les services, le développement économique, la culture, le tourisme et l’immigration.

Mme Drapeau dit regretter de s’être présentée toute seule et de ne pas s’être entourée d’une équipe.

Rappelons que le vote par anticipation s’est déroulé le 27 mai.

Personne ne s’était présenté à la mairie lors des élections municipales de l’automne dernier. Lors d’une élection partielle subséquente, Sylvain Déry avait remporté le poste contre Anne-Marie Lafontaine. Le nouveau maire avait toutefois démissionné trois mois plus tard par manque de temps pour s’occuper de ses nouvelles fonctions.

Il s’agit donc de la troisième tentative en sept mois pour doter Saint-Stanislas d’un nouveau maire ou d’une nouvelle mairesse.

La directrice des élections, Marie-Claude Jean, indique que 78 des 931 électeurs, ont voté à l’occasion du vote par anticipation de la semaine dernière. Le vote du 3 juin s’amorce à 10 h et se termine à 20 h. Les résultats devraient être connus vers 21 h 15. Le bureau de vote est situé au 33 rue du Pont (salle municipale).