Saint-Maurice devra patienter jusqu'en 2015 pour avoir un carrefour giratoire; d'ici là, la municipalité espère que des mesures transitoires seront mises en place.

Route dangereuse: Saint-Maurice veut des mesures transitoires

Le maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau, assure que dans le dossier du rang Saint-Alexis et des nombreux accidents qui s'y produisent, c'est le ministère des Transports lui-même qui a imposé l'idée d'un carrefour giratoire.
Si sa municipalité n'est pas contre cette idée, elle s'attend tout de même à des mesures temporaires pour atténuer le danger au carrefour de la route 352 car, manifestement, il lui faudra patienter au moins jusqu'en 2015.
On sait que le ministère des Transports a déjà fait savoir qu'en attendant les travaux, il songeait à une réduction de vitesse à cet endroit, mais à Saint-Maurice, on doute que ce soit suffisant. Surtout qu'on ne connaît pas encore la date de la construction du nouvel aménagement. «C'est quand même un dossier vieux de 10 ans», observe le maire, hanté par la possibilité d'un nouvel accident mortel de la route à cet endroit.
«Nous, on demandait quatre stops ou un feu de circulation, mais à chaque fois ce fut non, sous prétexte que ça risquait de créer plus de problèmes que d'en régler. Ça fait maintenant quatre ans qu'on nous parle de carrefour giratoire mais ce dossier n'avance pas à notre rythme à nous. D'accident en accident, on intercède pour que le ministère aille plus vite.»
Le maire confie ne plus compter les résolutions qui ont été adoptées au conseil à ce sujet. «On a rencontré le ministère l'automne dernier pour savoir si on pouvait avoir le carrefour dès 2014. On veut le savoir parce qu'avant, il y a des expropriations à faire de gré à gré. Mais on nous dit d'oublier 2014. On a demandé que 2015 soit envisagée, mais on ne nous a rien promis. C'est sur la table à dessin mais il y a des contraintes budgétaires et d'autres demandes similaires dans la région (Saint-Roch-de-Mékinac).»
En attendant, le ministère propose de réduire la vitesse, améliorer la signalisation et avancer la ligne d'arrêt. Mais pas de gros travaux en vu.
Le maire Bruneau veut bien s'en remettre aux spécialistes mais répète, impatient, que «si ça prend un carrefour giratoire, qu'il le fasse. La population doit être sécurisée. Il ne faut plus qu'il se produise de décès comme l'année passée.»