À l’avant, Denis et Dominic Fugère, père et fils et coprésidents d’honneur. À l’arrière, Christian Gendron, maire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Caroline Lemieux, agente de développement et Diane Fugère, épouse et mère des coprésidents.

Relais pour la vie: le GP3R en renfort

Sainte-Geneviève-de-Batiscan — Lorsque la Société canadienne du cancer a demandé au directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère, s’il accepterait la présidence d’honneur du 7e Relais pour la vie des Chenaux, aucune hésitation n’a précédé son acceptation.

C’était toutefois à condition que son père, Denis Fugère, assume avec lui la coprésidence. Au départ, l’organisation voulait octroyer à son père le titre de Survivant d’honneur. Cette place revient plutôt au «président du Grand Prix, Joël St-Pierre qui est un survivant d’un mélanome virulent. Il est passé très proche de mourir. Il y a très peu de gens qui le savent», indique Dominic Fugère.

Le directeur général du Grand Prix raconte avoir eu «une longue discussion avec Joël. C’est quelque chose dont il ne voulait pas parler. Joël, c’est un tough qui aime ça avoir son image, mais il a dit qu’il était à un point où il aimerait redonner. Il a profité de la recherche et du soutien et il aimerait montrer aux gens que c’est possible de survivre et d’avoir une vie active», explique-t-il.

M. St-Pierre n’était pas présent à la conférence de presse, lundi, mais Dominic Fugère était très fier d’avoir avec lui son père.

«Moi et mon père, on a fait pas mal d’affaires ensemble. Il m’a traîné partout quand j’étais plus petit et là, c’est moi qui le traîne dans cette nouvelle activité-là», dit-il. «Je veux un peu le parader pour montrer qu’une personne atteinte de cancer peut quand même avoir une belle vie après.»

En 2008, l’ancien épicier de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, qui était impliqué dans toutes sortes d’activités dans sa communauté, apprenait qu’il devrait faire face à un cancer du rein. «Ils ont enlevé la masse, mais le cancer a continué à se propager, donc il a eu l’ablation du rein», raconte son fils. «Pendant la chirurgie, il y a eu des complications, un AVC, un infarctus, ce qui fait qu’aujourd’hui, il ne peut plus marcher», explique Dominic Fugère.

«Un diagnostic de cancer n’est plus une condamnation, c’est un défi à relever», dit-il. «Ça m’a ouvert les yeux et ça m’a montré que c’était possible de survivre», plaide celui qui habite toujours à Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Dominic Fugère est visiblement enchanté de pouvoir faire une activité de plus avec son père en acceptant la coprésidence d’honneur avec lui de ce Relais pour la vie qui ne sera pas banal puisque «les gens qui travaillent avec nous à la permanence du Grand Prix m’ont assuré de leur présence», dit-il.

«J’espère que le Relais passe en avant de chez nous. On va faire un petit puits de ravitaillement», prévoit-il.

Le cancer, constate-t-il «est devenu un passage obligé pour tout le monde» puisqu’aujourd’hui une personne sur deux y sera confrontée.

Le Relais pour la vie est le plus gros événement de collecte de fonds au Canada de la Société canadienne du cancer, rappelle Caroline Lemieux, agente de développement pour le Relais.

Celui qui se déroulera le 26 mai, dans la MRC des Chenaux, vise à amasser 75 300 $ et devrait mobiliser au moins 18 équipes. Le comité souhaite aussi vendre 1400 luminaires pour la Cérémonie des luminaires.

Au total, 86 Relais pour la vie auront lieu au Québec entre le 18 mai et le 16 juin.

«Pour chaque 1 $ amassé, seulement 11 sous vont dans nos frais d’organisation, tient à souligner Mme Lemieux.

«En 2016-2017, ce sont 560 000 $ qui ont été investis dans notre région pour des services de soutien et de prévention et 7,3 millions $ ont été investis dans des projets de recherche partout au Québec.

Une rencontre pour les capitaines d’équipes est prévue le 12 février, à 17 h, à la salle de l’Âge d’or de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Dans la MRC des Chenaux, le Relais change de municipalité d’une année à l’autre. Cette année, c’est le maire Christian Gendron qui l’accueille chez lui. Il est d’ailleurs le président du comité organisateur. «Le Relais pour la vie vient me chercher profondément», dit-il.

Le maire Gendron raconte que le cancer lui a pris son épouse, en 2016. «Elle avait eu une greffe de cœur, il y a 24 ans et elle a traversé deux cancers», dit-il. «Elle a été très courageuse, là-dedans. Les services qu’on a reçus, l’accompagnement et tout ça, font partie de l’aide que l’on peut recevoir avec des collectes de fond comme celle-là», souligne-t-il.

«On est bien fier de vous recevoir chez nous et on espère dépasser l’objectif.»