Il faudra encore quelques mois avant que le ministère de l'Environnement procède à l'appel d'offres pour les travaux de caractérisation du terrain de l'ex-Compostage Mauricie, maintenant libéré de l'immense amas en compostage qui s'y trouvait.

Pas encore d'appel d'offres pour la réhabilitation de l'ex-Compostage Mauricie

Il faudra encore quelques mois avant que le ministère de l'Environnement procède à l'appel d'offres pour les travaux de caractérisation du terrain de l'ex-Compostage Mauricie, maintenant libéré de l'immense amas en compostage qui s'y trouvait.
Rappelons qu'en novembre dernier, alors qu'on célébrait le fait que le terrain ait été entièrement nettoyé par Services environnementaux Richelieu, les représentants du ministère de l'Environnement avaient assuré que Québec continuerait à veiller sur la conformité environnementale des lieux et qu'il prendrait des actions pour compléter la réhabilitation du terrain.
Au ministère, on reste toutefois un peu vague sur l'échéancier. «Un contrat sera accordé dans les prochains mois pour l'étude de la caractérisation du site qui devrait débuter cet été», assure toutefois Stéphanie Lemieux, des communications. Il semble que cette étape soit assez longue pour qu'on écarte l'idée que la décontamination proprement dite du terrain soit lancée cette année.
«On estime que la caractérisation se poursuivra sur une période de six mois à un an, précise Mme Lemieux. Tout dépendra de l'ampleur de la contamination et de ce qui sera trouvé sur le site. L'étude permettra aussi de connaître la teneur des contaminants qui s'y trouvent, le cas échéant. Car ce n'est pas encore certain que le site est contaminé. Ensuite, s'il y a des contaminants au-delà des normes du ministère, des travaux de décontamination seront réalisés.»
Mme Lemieux ne pouvait préciser l'échéancier de cette nouvelle étape, puisque tout dépend des résultats de l'étude de caractérisation. «Que ce soit pour l'étendue ou l'ampleur, c'est vraiment l'étude qui va nous permettre de le savoir.»
La porte-parole du ministère ajoute que le démantèlement des bassins d'accumulation du lixiviat sera également réalisé au moment des travaux de décontamination du sol. Entre-temps, le ministère assure le suivi des eaux de surface et souterraines. Il le fera également sur une période de cinq ans une fois que la décontamination du terrain sera terminée.
Bien que le ministère assure qu'il garde «un canal de communication» avec Saint-Luc-de-Vincennes, le maire Jean-Claude Milot assure n'être tenu au courant de rien pour l'instant. À ce jour, il n'a reçu aucune communication du ministère et pour tout dire, s'il reste raisonnablement confiant, il ne se fait pas trop d'illusions non plus quant à la rapidité de Québec à réhabiliter ce vaste terrain situé à l'entrée de son village.
«Je n'ai entendu parler d'absolument rien. J'ai bien hâte de voir comment le ministère va agir là-dedans. Par le passé, j'ai souvent eu l'impression qu'on n'était pas dans la même gang le ministère et nous. C'est certain que ce terrain ne peut se décontaminer tout seul», ironise-t-il.