Le maire Christian Gendron et la propriétaire, Manon Marcoux devant les ruines du garage.

Le garage sera reconstruit

Sainte-Geneviève-de-Batiscan — Le garage R. Marchand de la bannière Sonic de Sainte-Geneviève-de-Batiscan sera reconstruit. La propriétaire, Manon Marcoux, indique qu’elle a eu des nouvelles de son assureur à cet effet et reçoit aussi le soutien de la bannière.

Le maire de la municipalité, Christian Gendron, se dit extrêmement heureux de cette nouvelle. Depuis le 19 avril, en effet, les citoyens n’ont plus de station d’essence, ni de garage pour faire réparer leur voiture et doivent s’organiser avec des services offerts dans les municipalités voisines.

Mme Marcoux ne sait pas encore quand ce service très important pour la population sera reconstruit. Les ruines du garage qui a été rasé par les flammes, il y a quatre mois, sont toujours là. La première étape consistera donc à les démolir, dit-elle. «Les entrepreneurs sont très occupés ces temps-ci», constate-t-elle toutefois.

«Par la suite, il y aura l’étape de la décontamination. On n’a pas pu évaluer s’il y avait une contamination étant donné que les débris sont encore là», explique-t-elle. Mme Marcoux ajoute qu’elle profitera de la situation pour faire changer ses réservoirs d’essence qui sont déjà âgés d’une trentaine d’années.

Son garage avait pris feu à cause d’une simple étincelle survenue durant des travaux de mécanique.

«Si je pouvais reconstruire demain matin, ce serait demain matin», indique Mme Marcoux qui prévoit offrir à ses clients un garage «au goût du jour».

«Pour un village, c’est très, très important, un garage mécanique et essence», fait valoir le maire Gendron. La municipalité compte d’ailleurs sur le Camping Parc de la Péninsule, très achalandé, ce qui rend ce service encore plus indispensable. «Il y a plus de 2000 à 3000 personnes tous les week-ends», précise-t-il.

«C’était le seul poste d’essence à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. C’est quand on perd ce qu’on a qu’on s’aperçoit jusqu’à quel point c’est utile», dit-il. Les citoyens doivent présentement se rendre à Batiscan ou à Sainte-Anne-de-la-Pérade pour faire le plein.

L’ancien garage comportait un lave-auto qui, lui aussi, sera reconstruit. Fort heureusement, le service de remorquage de même que la fourrière à voiture de la Société d’assurance automobile du Québec sont demeurés intacts et actifs.

Selon Mme Marcoux, cette reconstruction devrait coûter environ 650 000 $. Des trois employés, deux sont en chômage en ce moment.