De gauche à droite: Kevin Ten Have et Lucie Fournier, les nouveaux propriétaires en compagnie des fondateurs de l’entreprise, Sylvie Saint-Arneault et Daniel Gagnon.

La Bisonnière vendue

(Saint-Prosper-de-Champlain) L’entreprise agrotouristique La Bisonnière de Saint-Prosper-de-Champlain a été vendue le 1er décembre. Les nouveaux propriétaires, Kevin Ten Have et Lucie Fournier, sont un jeune couple de Saint-Hyacinthe, parents de quatre enfants. M. Ten Have a grandi sur une ferme laitière et Mme Fournier est horticultrice de profession. Cette dernière indique que «le plus grand rêve» de son conjoint était l’achat d’une ferme bien à lui.

La ferme La Bisonnière avait été mise en vente en janvier 2016 pour la somme de 2,3 millions $. Daniel Gagnon, qui a créé l’entreprise il y a 30 ans avec sa conjointe Sylvie St-Arneault, indique que des concessions importantes ont été faites sur le prix, mais que la transaction demeure néanmoins très satisfaisante. Lucie Fournier indique que quatre créanciers ont accepté de s’impliquer dans le projet de rachat de l’entreprise. «Ils croient au projet», dit-elle.


Le couple Ten Have-Fournier a l’intention de poursuivre la mission agrotouristique de La Bisonnière. «Nous n’avons pas l’intention de changer la formule», assure Mme Fournier si ce n’est peut-être d’augmenter le nombre de groupes dans la salle de réception. La viande sera toujours vendue à la ferme, comme avant, dit-elle.


Les anciens propriétaires continueront à habiter près de la ferme pendant au moins deux ans et ont offert leur appui et leur expertise aux nouveaux acheteurs afin de favoriser la continuité de l’entreprise.

«Nous sommes les seuls au Québec à ne vivre que de cette production», indique Daniel Gagnon.

Les nouveaux acheteurs ne visent pas d’augmentation de la production, pour l’instant, puisque cela nécessiterait plus de terres agricoles pour élever les animaux.

«Nous avons trouvé les personnes adéquates pour reprendre l’entreprise. Ils ont le bon profil», se réjouit M. Gagnon.
Les anciens propriétaires avaient mis beaucoup de coeur dans leur entreprise. M. Gagnon provenait du milieu de la construction et Mme St-Arneault était infirmière de profession. Même si leur expertise n’était pas dans le domaine agricole, ils ont réussi à bâtir un des sites agrotouristiques les plus en vue en Mauricie.

En 2006, un incendie majeur avait brûlé toutes leurs possessions, «incluant la machinerie», se souvient M. Gagnon. «On avait dû repartir à zéro», se souvient-il.

Ce dernier n’oubliera jamais l’aide qu’il avait reçue de nombreux bénévoles venus spontanément les aider à faire diverses corvées de reconstruction et ce, au fil de toute une année. «Je n’ai même pas eu besoin de le demander», se souvient-il, reconnaissant. «C’est ça, les petits communautés», dit-il.