La députée de Champlain, Noëlla Champagne, dressait son bilan de session.

Champagne assure qu'il y aura de l'eau potable dès 2014 à Saint-Prosper

«Il y aura de l'eau à Saint-Prosper en 2014, fiez-vous sur moi!» La députée de Champlain, Noëlla Champagne, n'en démord pas, s'il n'en tient qu'à elle, les travaux vont reprendre très rapidement à Saint-Prosper.
Mais cela dit, il faut maintenant que la Municipalité trouve le moyen de convaincre son entrepreneur de maintenir au-delà du 22 janvier les prix avancés pour les travaux à la suite de l'appel de soumissions et que le conseil s'attaque avec diligence à tous les aspects administratifs du dossier (avis de motion, résolutions et règlements) afin de relancer sans plus de délais les travaux menant à la distribution de l'eau potable dans cette localité où on la fait bouillir depuis 12 ans.
Littéralement écartelée mercredi matin entre les médias et une demande pressante de retourner siéger à la Commission sur les soins en fin de vie où un vote devait avoir lieu, (une députée péquiste n'avait pu s'y rendre) alors que, normalement, elle devait prendre part aux travaux de la Commission sur la charte de la laïcité, la députée de Champlain tentait d'éteindre plusieurs feux à la fois.
Tôt mercredi matin, elle avait tiré les choses au clair avec Mathieu Lavigne, conseiller politique au cabinet du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault.
«C'est définitivement vrai que Québec propose un plan B à Saint-Prosper à la suite du refus d'Ottawa d'assumer un dépassement de coût. Et c'est vrai qu'on a suggéré à Saint-Prosper d'aller puiser dans l'argent de la taxe d'essence pour payer en partie les 250 000 $ qui restent.
Pour ce qui est des délais, on ne reviendra pas à la case départ. Ce qu'on a dit à Saint-Prosper, c'est d'adopter rapidement la résolution disant que le lot 3 des travaux est retiré du fonds Chantiers Canada-Québec. Ottawa le sait déjà. Québec affirme et confirme officiellement qu'il va supporter avec le Programme d'infrastructures Québec-municipalités le lot 3 des travaux qui concerne aussi Saint-Stanislas, même avec un rehaussement de coût. Il faut aussi que le soumissionnaire accepte un délai pour ne pas que Saint-Prosper retourne en soumission. Enfin, ça nous prend le retour de monsieur le maire et une réunion rapide du conseil municipal. Mon inquiétude dans ce dossier, c'est la soumission.»
Mme Champagne ne peut s'empêcher de souligner au passage que le fait que Saint-Prosper et Saint-Stanislas ne fassent pas affaire avec la même entreprise est aussi venu compliquer le dossier, «et qu'on éviterait ce genre de situation dans l'avenir avec certains regroupements municipaux». Elle note aussi au passage que la tradition d'adopter la plus basse soumission doit être révisée et que les soumissionnaires doivent être plus sérieux, ce qui évitera à l'avenir les dépassements de coûts qui sont devenus courants dans les grands chantiers.
«On va arrêter de traîner dans les journaux et donner de l'eau à Saint-Prosper», a-t-elle conclu.
Du côté de Saint-Prosper, on affirme aussi qu'on fournira de l'eau potable aux résidents avant 2016. À la direction générale de la Municipalité, on travaillait mercredi à établir un calendrier des travaux et en comptant largement, afin qu'il n'y ait pas de nouvelles déceptions.