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Fêtes du 350e: le spectacle de clôture affiche complet

TROIS-RIVIÈRES — L’année de festivités du 350e anniversaire de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade se terminera, le 25 novembre, par un spectacle qui affiche déjà complet.

Pas moins de 1260 personnes ont obtenu, en moins de deux semaines, des billets pour aller voir et entendre Mario Pelchat, Paul Daraîche, les 2frères et Valérie Carpentier. Cet événement culturel a été orchestré par un Péradien de souche, Richard Lachance, président de Cogeco Média. «On a encore des appels de personnes qui veulent y assister, mais on doit malheureusement refuser», indique Gilles Devault, président de la Corporation des fêtes du 350e.

M. Devault qualifie cette grande année et ses multiples festivités de «succès inespéré». «C’est plus que ce à quoi on s’attendait», dit-il.

Mieux encore, la Corporation termine cette année historique avec des surplus budgétaires, inespérés eux aussi, de 30 000 $ qu’elle entend distribuer à la fabrique de Sainte-Anne et au Foyer La Pérade. Le troisième tiers sera conservé par la Corporation afin d’organiser de nouvelles fêtes champêtres, l’été prochain.

Les fêtes champêtres de l’été dernier, tenues pour la première fois au Manoir Madeleine-de-Verchères, ont représenté, en effet, l’un des trois grands moments forts du 350e, les deux autres étant la célébration d’ouverture, le 31 décembre 2016 et le spectacle de clôture du 25 novembre. Gilles Devault rappelle que la mairesse, Diane Aubut, avait émis le souhait que ces fêtes champêtres soient reproduites l’an prochain. Entre 3000 et 4000 personnes y avaient assisté.

Le président de la Corporation indique que les célébrations du 350e ont eu des retombées intéressantes sur l’économie de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Sans pouvoir les quantifier exactement, le simple fait d’avoir attiré beaucoup de monde dans la municipalité s’est traduit par un achalandage plus important dans les commerces, restaurants et stations d’essence, souligne-t-il.

Le succès des événements du 350e de la municipalité est en grande partie attribuable aux bénévoles, souligne M. Devault. 

Pas moins de 2000 heures ont été fournies par une centaine de bénévoles afin d’assurer le succès des événements, dit-il, en soulignant aussi l’apport de nombreux organismes qui ont contribué à enrichir l’offre touristique tout au long de l’année.

Actualités

Évacués depuis un an, ils sont de retour à la case départ

Sainte-Geneviève-de-Batiscan — Pratiquement un an jour pour jour après avoir été évacués en urgence de leur maison de Sainte-Geneviève-de-Batiscan en raison d’un glissement de terrain, Nancy Houle et Jonathan Bisson se retrouvent malheureusement au point de départ.

Le couple et ses deux enfants qui multiplient les démarches depuis le printemps pour pouvoir faire stabiliser le terrain ont récemment reçu une nouvelle tuile sur la tête, avec des soumissions qui ne cessent de gonfler et qui dépassent largement l’aide financière gouvernementale fournie.

Désormais confronté au choix déchirant de faire démolir cette maison retapée de leurs mains, le couple espère être entendu pour voir l’aide gouvernementale être bonifiée et leur permettre de demeurer dans leur résidence, au même titre que ce qui a été consenti aux victimes des inondations du printemps dernier.

C’est que lorsqu’ils ont acheté la maison, il y a douze ans, le certificat de localisation mentionnait bien que la maison ne se trouvait pas dans une zone à risque. Rien ne pouvait donc laisser croire à la famille qu’une telle situation pouvait se produire. 

«Ce qui semble un peu injuste, c’est de voir que l’aide financière pour les sinistrés des inondations a pu être bonifiée, alors que la plupart habitaient en zone inondable et qu’ils vont continuer de vivre en zone inondable par la suite. Si nous avions acheté en connaissance de cause, je ne dirais pas, mais ce n’est pas le cas», constate Jonathan Bisson.

Le 25 novembre 2016, la famille a été évacuée, car la maison était à risque. Trois options leur ont alors été proposées, soit la stabilisation du terrain, le déplacement de la maison ou la démolition et le déménagement. Pour toutes ces options, une aide financière de 158 000 $ était disponible.

Au printemps, les premières soumissions pour la stabilisation du terrain ont été réalisées, et se chiffraient à 108 000 $, ce qui a entraîné un immense soupir de soulagement pour la famille. Or, alors que les travaux devaient se dérouler à l’été, le couple n’a eu aucun signe de vie de la part des ingénieurs, très occupés par les inondations du printemps. Ils ont alors relancé tant les ingénieurs que les entrepreneurs. De nouvelles estimations ont par la suite été fournies avec des données manquantes, si bien que les travaux sont passés à 186 000 $, puis à 207 000 $ la semaine dernière. 

«Il faudrait qu’on ajoute 50 000 $ de notre poche pour faire stabiliser le terrain, ce qui ne donnera aucune valeur à la maison. C’est énorme. Nous sommes vraiment déchirés entre le cœur et la logique», constate Jonathan Bisson, qui espère maintenant un miracle pour lui permettre de rester dans cette maison, qu’il considère comme étant bien plus que du matériel. 

«On a choisi un milieu de vie en venant ici. Un grand terrain, de la place, des voisins en or, la proximité de mon travail. Et on a mis tellement de temps pour la mettre à notre goût. C’est un projet de vie», confie-t-il.

Du même coup, si l’aide gouvernementale n’est pas bonifiée et que le couple doit se résoudre à démolir la maison, il aimerait pouvoir continuer de demeurer à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. 

«On espère pouvoir trouver un terrain où se rebâtir, mais il n’y a pas grand-chose de disponible. Si quelqu’un avait une solution pour nous, une perle rare cachée quelque part, nous serions acheteurs», mentionne Jonathan.

Député

Appelé à réagir à cette histoire, le député de Champlain Pierre-Michel Auger a indiqué avoir suivi le dossier de près et se dit sensible à la réalité de cette famille. «Je comprends très bien leur réaction et j’aurais probablement la même si j’étais à leur place. Ce n’est vraiment pas évident», mentionne-t-il.

Toutefois, il semble difficile pour le gouvernement de bonifier l’aide financière prévue dans de pareilles circonstances. 

«Les glissements de terrain et les inondations, ce n’est pas la même chose. Ce sont deux décrets complètement différents, et le processus pour faire changer un décret n’est pas simple», avance M. Auger, qui a tout de même tenu à téléphoner à la famille mercredi après-midi, après leur sortie dans les médias, afin de repasser en revue les éléments du dossier avec eux.

Élections municipales

Mairie de Batiscan: Fortin l'emporte... encore

Trois-Rivières — Est-ce possible de remporter deux fois la mairie en l’espace de quelques jours? C’est ce qui est arrivé à Christian Fortin aux élections du 5 novembre dernier, à Batiscan, contre la mairesse sortante, Sonya Auclair, ainsi que lundi, lors d’un deuxième dépouillement du scrutin tenu au palais de justice de Trois-Rivières.

C’est que Mme Auclair, rappelons-le, avait demandé un nouveau dépouillement du scrutin après avoir perdu contre M. Fortin à 376 contre 351, soit par à peine 25 voix. La candidate estimait que plusieurs irrégularités avaient été commises au cours du scrutin.

Lundi, au terme d’une nouvelle analyse minutieuse de chacun des bulletins de vote sous le regard attentif et scrutateur des deux opposants, cet écart s’est finalement creusé... à 34 votes en faveur de M. Fortin.

La mairesse sortante avoue qu’elle ne s’attendait pas vraiment à gagner en demandant un nouveau dépouillement, mais qu’elle voulait surtout mettre en lumière des irrégularités commises au cours du scrutin.

D’ailleurs, elle entend placer une demande à la Cour supérieure afin de faire annuler cette élection, du moins si ses finances le lui permettent. «Je l’aurais fait même si j’avais gagné», affirme-t-elle.

Le juge Pierre Allen n’a toutefois pas tranché, lundi, en fin de journée, au sujet des frais encourus par ce nouveau dépouillement ni au sujet de qui devrait les payer.

Sonya Auclair a fait valoir qu’à la lumière des irrégularités commises, les frais en question devraient être assumés par la municipalité.

L’avocat de Christian Fortin, Me Gyslain Lavigne, a pour sa part rappelé au juge Allen qu’en général, ces montants doivent être assumés par le candidat défait, en l’occurrence, Mme Auclair.

Sonya Auclair franchira-t-elle vraiment l’étape suivante, c’est-à-dire demander à la Cour supérieure d’annuler l’élection de Batiscan? «C’est sûr qu’il faut que j’analyse la situation», dit-elle. 

«J’ai quand même une famille. J’ai un travail et vous voyez que ça fait deux jours que je perds là-dedans. En fait, je ne l’ai pas perdu, parce que je l’ai donné à la justice sociale, mais quand même, j’ai une famille, j’ai des petits-enfants et je suis pas mal le soutien de famille chez nous. Je ne sais pas si je vais pouvoir avoir de l’aide là-dedans. Je pense que pour la justice, la démocratie et que les gens puissent continuer à avoir confiance», il faudrait faire cette démarche, croit-elle fermement.

Même si le nouveau dépouillement n’a rien changé au résultat de l’élection, il est vrai que certains gestes posés au cours du scrutin ne répondent pas à la loi. Par exemple, on a trouvé deux bulletins de vote qui ne portaient pas les initiales du scrutateur. Un autre avait été écrit au stylo plutôt qu’au crayon de plomb. Le président d’élection avait mis ses initiales sur certains bulletins, ce qu’il n’a pas le droit de faire. 

Dans une urne, il y avait tellement de disparités entre les initiales que le juge a laissé entendre qu’il aurait fallu embaucher un spécialiste de l’écriture pour confirmer si ces initiales provenaient ou non de la même personne. Il a donc dû se pencher sur plusieurs bulletins afin de s’assurer de leur validité. 

On a aussi trouvé des enveloppes du vote par anticipation qui n’avaient pas été scellées après leurs dépouillement de même que des bulletins de vote qui sont tombés sur le plancher lorsque les enveloppes ont été retirées d’une des boîtes de scrutin, devant le juge.

Ce sont autant d’éléments et bien d’autres, qui ont fait dire à Sonya Auclair que tout ne s’est pas passé dans les normes, le soir des élections.

Le nouveau dépouillement concernait aussi le poste de conseiller numéro 4 remporté le 5 novembre par Pierre Châteauneuf contre Sébastien Hélie. Malgré l’analyse de chaque bulletin, M. Châteauneuf demeure gagnant.

Le nouveau maire, Christian Fortin, qui amorce un quatrième mandat à la tête de la municipalité, n’a pas voulu commenter l’intention de Mme Auclair de faire annuler l’élection à Batiscan.

«Aujourd’hui, on va s’en remettre au processus démocratique. À partir de maintenant, j’ai un mandat de travailler avec le conseil municipal et de travailler pour l’ensemble de la population de Batiscan. Le choix démocratique des gens de Batiscan a été confirmé aujourd’hui à la mairie», dit-il.

Actualité

Enfin un pont digne de ce nom à Champlain

Champlain — Le maire de Champlain, Guy Simon, se réjouit de l’ouverture du tout nouveau pont érigé sur la route 138 (rue Notre-Dame), par-dessus la rivière Champlain et qui a été inauguré officiellement vendredi. Non seulement le projet a été complété dans les temps, mais «c’est une entrave de moins» pour les usagers, dit-il.

Depuis deux ans, on circulait en effet en alternance sur ce vieux pont en acier pour éviter la surcharge puisque le poids permis sur la structure était limité pour des questions de sécurité. Le maire Simon indique que c’était problématique pour certains agriculteurs qui devaient parfois faire des détours pour se rendre à destination avec leur machinerie lourde.

Lorsque l’annonce de la construction du pont a été faite, en 2014, le ministère des Transports du Québec avait annoncé qu’il serait accessible à la circulation à l’automne 2017.

Les travaux, dit-il, ont commencé en retard, soit à l’automne 2016 au lieu du printemps 2016. Malgré tout, l’inauguration a pu se faire dans les temps.

«La planification a été respectée», se réjouit le maire Simon.

Le nouveau pont en courbe à tablier inférieur d’une largeur de 6,07 mètres et comprend également la réfection des approches.

Ce pont joue un rôle important dans la circulation sur la route 138 qui est très empruntée par les touristes en saison estivale, en particulier par les cyclistes.

Le ministère des Transports a d’ailleurs prévu deux voies cyclables sur ce pont neuf.

Le nouveau maire de Batiscan, Christian Fortin, se réjouit lui aussi de cette amélioration puisque la route 138 passe aussi directement dans sa municipalité.

«Les ponts, c’est essentiel», rappelle-t-il tout en soulignant que le tourisme devient de plus en plus une responsabilité intermunicipale sur le Chemin du Roy.

La réfection du pont de Champlain aura de toute évidence des impacts positifs sur Batiscan, analyse-t-il.

M. Fortin rappelle qu’il y a aussi un vieux pont en acier à remplacer à Batiscan.

Il a été mis en service en 1921 et «il est très étroit», dit-il. Pour l’instant, aucun échéancier n’est dans l’air dans ce cas précis. Celui de Saint-Stanislas est sur le point d’être remplacé, lui aussi.

Le maire Simon estime que la portion la plus délicate du projet, à Champlain, était de protéger la conduite d’eau qui passe sous la rivière.

L’ancien pont de fer sera démoli au cours de l’hiver tandis que des travaux d’aménagements paysagers sont prévus le printemps prochain.

Rappelons que le projet de 5,7 millions $ a permis de remplacer le pont à poutres triangulées en acier de type Pratt qui datait de 1930.

En moyenne, 1770 véhicules routiers circulent quotidiennement sur ce pont, dont 8 % sont des véhicules lourds.

L’inauguration s’est faite en présence du député de Champlain, Pierre-Michel Auger, au nom du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, et du maire Guy Simon.

Saint-Prosper

Saint-Prosper: Grosleau perd ses élections

Saint-Prosper-de-Champlain — Le maire sortant de Saint-Prosper-de-Champlain, Michel Grosleau, a finalement perdu aux mains de René Gravel, lors des élections du 5 novembre.

M. Grosleau, qui a été maire de la municipalité pendant 15 ans sans interruption, croit que le fait de s’être présenté, au beau milieu de la campagne électorale, à la mairie de Saint-Tite, où il possède une résidence, est la principale raison de sa défaite.

«Ça n’a pas aidé. Les gens ont pensé que je les laissais tomber, surtout du côté des plus âgés», analysait-il lundi matin, après avoir laissé la poussière retomber un peu.

Son adversaire et nouveau maire de Saint-Prosper, le producteur agricole René Gravel, croit que la population était prête pour du changement. «Le taux de participation a été de 73 %», dit-il.

À peine 14 votes séparent les deux adversaires et accordent la victoire à M. Gravel.

Ça peut sembler peu, mais la municipalité compte à peine quelque 500 âmes.

Le gagnant a récolté 176 votes, soit 43,89 % des intentions, contre 162 pour M. Grosleau qui a reçu l’appui de 40,40 % des électeurs.

Le troisième candidat à la mairie, Yan Boissonnault, a récolté 63 votes (15,71 %).

Rappelons que le maire sortant de Saint-Tite, André Léveillé, avait d’abord décidé de ne pas se présenter, laissant plutôt sa place à Michel Grosleau. Même si M. Grosleau possède une propriété à Saint-Tite, il aurait toutefois fallu qu’il ait habité dans la municipalité pour avoir la possibilité de s’y présenter.

Il semble que cette affaire ait aussi généré des répercussions à Saint-Tite. Rappelons que M. Léveillé, après avoir annoncé qu’il ne se présentait plus, est revenu sur son intention lorsque M. Grosleau s’est retiré.

Le maire sortant de Saint-Tite a finalement perdu ses élections et récolté 40,53 % des intentions de vote contre la nouvelle mairesse, Annie Pronovost, qui a remporté 59,47 % de la faveur des électeurs.

Des Chenaux

Christian Fortin de retour à la mairie de Batiscan

Batiscan — Les citoyens de Batiscan ont finalement opté pour Christian Fortin à la mairie, le 5 novembre. M. Fortin l’a emporté contre la mairesse sortante, Sonya Auclair à 376 voix contre 351.

Rappelons que c’est un retour pour lui à la barre de la municipalité puisque M. Fortin avait été élu en 2001, en 2005 et en 2009 avant de se faire ravir la mairie par Mme Auclair en 2013.

Après quatre ans d’absence, il revient en poste, très heureux d’avoir obtenu la faveur des électeurs. «C’est avec humilité que j’accepte le verdict», a indiqué M. Fortin en précisant que le taux de participation a été fort, soit 78,8 %. «Il y avait un vote polarisé», dit-il.

«Le climat était différent depuis quatre ans. Les gens voulaient de l’harmonie», dit-il.

Même si le vote est serré, Mme Auclair n’a pas l’intention de demander une révision.

Cette dernière se dit très fière de son bilan et ne ferme pas la porte à un éventuel retour dans quatre ans.

Mme Auclair n’entend pas intervenir dans les affaires du conseil, mais promet qu’elle suivra de très près ce qui s’y passera. Elle croit avoir «jeté de nouvelles bases économiques» pour la municipalité et assure qu’elle ne s’inquiète pas pour l’avenir de Batiscan.

Le maire Fortin profitera des prochains jours pour se remettre dans les dossiers de la municipalité. Deux des personnes de l’équipe avec laquelle il se présentait ont été élues à des postes de conseillers.

Éducation

École du Versant-de-la-Batiscan: les parents seront sondés

Saint-Stanislas — La tension était palpable à Saint-Stanislas mercredi, alors que le conseil d’établissement de l’école du Versant-de-la-Batiscan s’est rassemblé dans le cadre d’une rencontre extraordinaire afin de se pencher sur la possibilité de mettre sur pied une consultation publique par la Commisison scolaire.

Le conseil d’établissement a finalement décidé d’aller consulter les parents par le biais d’un sondage avant de prendre une décision quant à recommander ou non au conseil des commissaires d’aller en consultation publique sur le sujet du regroupement des élèves de l’école de Saint-Stanislas et de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, comme le souhaitent quelques parents. 

Ces derniers soutiennent notamment que les élèves sont pénalisés en raison des services qui sont dispersés au sein de trois établissements, ce qui occasionne du même coup de nombreuses heures de transport pour les tout-petits.

Plus de 70 personnes, surtout des parents, mais aussi le maire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, ont d’ailleurs assisté à la rencontre. L’inquiétude était d’ailleurs à son comble alors que l’on a pu entendre des opinions partagées et parfois même houleuses lors la soirée. Le message était cependant clair pour la majorité. Ils recommandaient plutôt de trouver des solutions collectivement pour régler le problème, avant d’aller consulter des commissaires sur le sujet.

«Les discussions de ce soir se sont généralement bien déroulées, mais selon moi, il faut que les gens discutent ensembles collectivement, pour ensuite amener des solutions concrètes au conseil d’établissement», a mentionné le maire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Christian Gendron.

Une opinion qui n’est toutefois pas partagée par l’instigatrice de la pétition, Sandy Levasseur. «Seulement discuter, non ça ne sert à rien. Je n’ai pas le même sentiment que les autres parents de ce soir. J’ai eu l’impression qu’on ne voulait tout simplement pas écouter mon opinion», soutient-elle.

C’est d’ailleurs à la lumière des commentaires que les membres du conseil d’établissement ont finalement tranché unanimement en fin de soirée.

Rappelons qu’au cours de cette soirée, le conseil d’établissement scolaire devait statuer à savoir s’il recommandait qu’une consultation soit tenue par la Commission scolaire afin de discuter du regroupement des élèves de l’école Saint-Gabriel de Saint-Stanislas avec ceux de l’école Saint-Charles de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. 

Ceci entraînerait toutefois la fermeture de l’école de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Une pétition d’au moins 25 noms aurait d’ailleurs été signée par des citoyens de Saint-Prosper et de Sainte-Geneviève-de-Batiscan au printemps dernier. Elle a par la suite été déposée à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Dans une lettre envoyée à la direction des Écoles du Versant-de-la-Batiscan et du Conseil d’établissement dont le Nouvelliste a obtenu copie, une demande est faite par un regroupement de parents afin de transférer les classes de maternelle, 1re, 2e et 3e année du Pavillon Saint-Charles vers le Pavillon Saint-Gabriel pour en faire un seul et même établissement.

Ce transfert permettrait notamment, selon ce qu’il est possible de lire dans la lettre, de diminuer les coûts de chauffage et d’électricité, de diminuer les coûts de matériel, de faciliter le transport scolaire en diminuant le temps passé dans les autobus, d’augmenter le temps d’activité physique et de permettre aux enseignants et aux spécialistes d’échanger des services et leurs compétences, en regroupant tous les services à l’école Saint-Gabriel de Saint-Stanislas.

La directrice générale de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Hélène Corneau, avait toutefois mentionné au Nouvelliste mardi qu’il n’était absolument pas question d’étudier ou d’examiner la possibilité d’une fermeture.

Saint-Prosper

Entre l’étable et la musique, il y a la politique

Yan Boissonnault est un "gypsy whitener", un blanchisseur d’étable, un musicien folk agricole, père de trois jeunes enfants et défenseur de l’environnement. C’est aussi un candidat à la mairie de Saint-Prosper-de-Champlain et le nouvel adversaire, donc, du maire sortant Michel Grosleau aux prochaines élections municipales.

«Normalement, je me serais présenté comme conseiller», raconte Yan Boissonnault en prenant une pause pendant qu’il est en train de blanchir une étable à Saint-Célestin. Le jeune homme a plutôt décidé de viser la mairie lorsque le maire sortant a voulu briguer, récemment, la mairie de Saint-Tite pour revenir ensuite sur sa décision et demander un nouveau mandat à Saint-Prosper.

«Pour être bien honnête, j’aurais pu aller comme conseiller. C’était ça qui était le plan, au départ, mais quand j’ai vu le maire aller à Saint-Tite et revenir... Je ne m’attendais pas à ça», raconte-t-il.

C’est qu’il avait eu des discussions avec le maire et voulait travailler en équipe avec lui. «J’ai été surpris», dit-il.

Finalement, ajoute le candidat, «je me sens plus interpellé par le poste de maire que conseiller. Peut-être que je me tire dans le pied ou peut-être que non. On le saura rendu là.»

Le candidat de 32 ans veut changer des choses à Saint-Prosper. Il doit en effet se disperser dans toute la région pour travailler. Du travail à Saint-Prosper, il y en a très peu, explique-t-il. «Il n’y a pas de perspectives d’avenir et aucun projet pour les jeunes», estime le candidat. Et c’est quelque chose qu’il voudrait bien changer.

«Moi, je suis un jeune et j’ai des idées», dit-il. «Et quand je m’investis dans quelque chose, je m’investis à fond», souligne-t-il. «Si je suis pour passer 20 ou 30 heures par semaine à m’investir sur des dossiers, j’aime mieux avoir la plus grosse paie», fait-il valoir.

M. Boissonnault assure qu’il a «des idées qui font du sens et qui sont bonnes pour tout le monde». Il plaide notamment pour la création d’une école alternative, dans la municipalité.

Le candidat ne partage pas le projet du maire Grosleau qui veut faire un développement domiciliaire et une rue «sur le bras des contribuables», dit-il. «Si l’on est pour changer le zonage ou morceler des terres ou faire une nouvelle rue, il faut le faire dans une perspective de développement durable», croit-il.

«Je n’ai pas le goût qu’on fasse des maisons comme tout le monde, avec des matériaux non recyclables faits par des multinationales. J’ai le goût qu’on fasse des maisons avec des produits locaux par des gens d’ici et des maisons écologiques où les maisons, par exemple, sont solaires passives», illustre-t-il. «J’ai le goût de rentrer dans le code du bâtiment de la MRC. À Saint-Prosper, au village, on n’a même pas le droit d’avoir des poules. Je n’ai pas le droit de corder plus de sept cordes de bois dans ma cour», déplore-t-il.

«Si je veux être maire, ce n’est pas pour avoir un conseil qui me dit quoi faire. C’est pour amener des idées au conseil et travailler ensemble avec ces gens-là», dit-il.

Le blanchisseur d’étable a publié un album, en 2016, dont la musique et les paroles mettent en valeur la terre, les métiers agricoles et la région. Gagnant de la 18e édition des Mardis de la relève, il s’est produit notamment au FestiVoix et au Festival du cochon et a fait connaître, un peu partout au Québec, son style musical qui est à cheval sur le folk et le trad.

«Je n’amène pas des idées farfelues et des choses qui n’existent pas», dit-il. Yan Boissonnault assure qu’il veut plutôt, entre l’étable et la musique, donner une couleur particulière à son village.