Marc H. Plante, député de Maskinongé, Dave Boulet, vice-président de la Sépaq, et Julie Boulet, ministre du Tourisme et députée de Laviolette, ont annoncé jeudi matin les grandes lignes de l’investissement de 2,95 millions de dollars destiné à remplacer 11 chalets dans les réserves fauniques Mastigouche et du Saint-Maurice.

Des chalets nouveau genre à la Sépaq

Saint-Alexis-des-Monts — Avec près de trois millions de dollars provenant du gouvernement du Québec, les réserves fauniques Mastigouche et du Saint-Maurice pourront miser dès 2018 sur plusieurs chalets locatifs au goût du jour.

Le gouvernement a confirmé jeudi à Saint-Alexis-des-Monts le versement de 2,95 millions de dollars pour la construction de huit chalets dans la réserve Mastigouche et de trois chalets dans la réserve du Saint-Maurice. Un chalet sera rénové dans cette dernière réserve pour devenir un chalet d’employés et un centre de services.

Ces unités d’hébergement viendront remplacer des installations qui dataient pour certaines d’une quarantaine d’années. Alors que des chalets conserveront une allure plus rustique pour accueillir des chasseurs et des pêcheurs, d’autres offriront davantage de confort afin de satisfaire une clientèle dont les exigences en matière d’hébergement surpassent le traditionnel camp de chasse.

«Les nouveaux chalets sont conçus pour répondre aux plus hautes attentes de notre clientèle qui est plus jeune, plus féminine et plus familiale depuis six ou sept ans. On a des chalets compacts pour les chasseurs et les pêcheurs, mais les autres sont plus grands et sont pour une clientèle davantage de villégiature», explique Dave Boulet, vice-président de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

Les nouveaux chalets de type standard seront construits comme celui que l’on voit sur la photo et qui se trouve dans la réserve faunique du Saint-Maurice.

La réserve Mastigouche regroupe une quarantaine de chalets, tandis que la réserve du Saint-Maurice en compte une vingtaine.

Selon Julie Boulet, le tourisme de nature et d’aventure est une des forces du Québec.

«Le tourisme de nature et d’aventure est le plus porteur au Québec et sur la planète. Ça attire des gens qui veulent décrocher en nature. On est chanceux d’avoir un réseau comme la Sépaq, un réseau bien structuré qui a démontré la qualité de ses infrastructures et de son accueil», raconte la ministre du Tourisme et députée de Laviolette.

Dave Boulet confirme que ce type de tourisme intéresse une clientèle locale et internationale.

«Les chasseurs et pêcheurs viennent du Québec. En été, la clientèle pour la villégiature est du Québec. Mais à l’automne, ce sont les Européens qui viennent pour la saison des couleurs.»

La richesse de la nature fait partie de la couleur mauricienne et cet investissement viendra bonifier l’offre touristique locale, croit Marc H. Plante.

«Nos territoires regorgent de ressources naturelles. Et l’investissement consolide 75 emplois. C’est notable», estime le député de Maskinongé.

Des investissements du même genre ont déjà été annoncés dans d’autres réserves fauniques.