Des apprentis conducteurs de la Métropole, pourtant en zone rouge, ont transité par la région pour passer leur examen de conduite.
Des apprentis conducteurs de la Métropole, pourtant en zone rouge, ont transité par la région pour passer leur examen de conduite.

Des apprentis conducteurs provenant de zones rouges débarquent en Mauricie

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Alors que la Mauricie se trouvait toujours en zone jaune il y a quelques semaines, des apprentis conducteurs de Montréal et Québec, qui eux, provenaient d’une zone rouge, venaient passer leur examen de conduite dans les différentes succursales régionales de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Une situation qui n’est pas inhabituelle, selon la Société.

«On voit ça souvent pendant l’année», assure Sophie Roy, porte-parole de la SAAQ.

Madame Roy soutient cependant que la société d’État a bien peu de pouvoir sur la provenance de sa clientèle et qu’il s’agit d’une quantité marginale.

«On parle surtout de situations où les gens réservent leur place en ligne et prennent un rendez-vous où ils veulent. On ne contrôle pas d’où ils viennent, ce sont eux qui choisissent leur centre de services. Quand ils arrivent à une succursale, c’est souvent là qu’on connaît leur provenance. On les sert parce qu’ils sont devant nous.»

Cette situation est générée par une demande importante, provenant surtout de Montréal, où les succursales débordent, elles qui ont été fermées pendant près de trois mois, en raison de la pandémie.

«On suit les directives de santé publique, mais en même temps, le client doit être responsable. On n’encourage pas les déplacements du genre, on les déconseille, mais nous ne sommes pas en mesure de les interdire», précise Mme Roy.

Il semble que les choses soient différentes par les autres moyens de communication.

«Si les gens téléphonent et font la demande, d’emblée, on leur suggère de ne pas changer de région. Ce qu’on fait habituellement, c’est qu’on explique qu’il n’y a pas de place dans le centre de services désiré et on tente de leur suggérer un autre centre, mais dans la même région. On est toujours aux aguets à savoir si l’on doit resserrer nos mesures sanitaires», confie la porte-parole.

Après vérification, il semble que des clients de Montréal ne se retrouvent pas seulement en Mauricie, mais également au Centre-du-Québec et en Estrie, pour les mêmes raisons.