L’appel d’offres pour la décontamination du site d’Aleris sera mis de l’avant au cours de prochaines semaines.

Des appels d’offres simultanés

TROIS-RIVIÈRES — Le député de Champlain, Pierre Michel Auger, avait une mauvaise nouvelle, mais aussi une bonne à annoncer mardi dans le dossier Aleris. Si l’appel d’offres pour mener une nouvelle étude de caractérisation n’est toujours pas lancé alors qu’il devait l’être en mai dernier, voilà que l’appel d’offres pour la décontamination du site sera mis de l’avant simultanément, et ce, au cours des prochaines semaines. Initialement, cette étape devait suivre celle de la caractérisation.

On se rappelle que dix ans après la fermeture de l’usine, et après avoir multiplié les démarches pour que les anciens propriétaires et propriétaires actuels du site décontaminent les lieux, le gouvernement du Québec a décidé de prendre en charge la réhabilitation du site, et ce, peu importe le montant de la facture finale.

«Cela n’empêche en rien le gouvernement de continuer les procédures légales afin de refiler la facture finale aux anciens et actuels propriétaires», tient à préciser le député Auger.

On se souviendra qu’à la suite de la fermeture d’Aleris en 2008 et de la faillite de l’entreprise en 2009, le site avait été repris par l’Américain Tim Martinez, qui avait conclu une entente avec le démolisseur Recyclage Arctic Béluga. Une relation d’affaire qui avait tourné au vinaigre et qui s’était rapidement transportée devant les tribunaux.

Pendant ce temps, Québec avait repris le contrôle du site afin d’en assurer la sécurité. Le ministère de l’Environnement avait notamment procédé à l’élimination de matières dangereuses, à la décontamination des bâtiments et à une première étude de caractérisation. Le ministère faisait également fonctionner un réseau de pièges hydrauliques afin de faire le suivi de la migration des hydrocarbures et ainsi protéger la nappe phréatique d’une possible contamination.

En 2017, le gouvernement libéral sommait par la voie d’une ordonnance l’actuel propriétaire ainsi que les anciens propriétaires, Gestion Alcoa Canada, de fournir un plan de réhabilitation du site. Tim Martinez et sa compagnie, Corporation de développement TR, n’ont jamais fourni les documents demandés. Quant au plan déposé par Gestion Alcoa Canada, il a été jugé insatisfaisant.

En mai dernier, la Ville de Trois-Rivières allait de l’avant avec le changement de zonage du terrain, qui passait d’usage industriel à résidentiel, en vue d’un futur développement domiciliaire qui pourrait y naître dans quelques années.