Le ministre Jean Boulet.
Le ministre Jean Boulet.

Des annonces qui étaient attendues

Trois-Rivières — Le Québec fait un pas de plus vers le retour à une certaine normalité. À compter du 1er juin, les salons de coiffure et d’esthétique, les cliniques de soins thérapeutiques, les cliniques de soins buccodentaires et les salons de toilettage pour animaux, pour ne nommer que ceux-là, pourront à nouveau accueillir des clients.

«On fait tout dans l’ordre en s’assurant de respecter les nouvelles normes sanitaires», assure en entrevue le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, quelques instants après avoir annoncé en compagnie de la ministre de la Santé, Danielle McCann, la réouverture des entreprises de soins de santé et corporels.

Après des semaines à se laisser pousser les cheveux, les Québécois pourront donc retourner au salon de coiffure. Ceux qui vivent avec des douleurs pourront aussi retourner consulter en physiothérapie ou encore en chiropratique.

«Je réalise à quel point c’est bénéfique pour le bien-être collectif des Québécois, pour leur santé physique et mentale», soutient le ministre Jean Boulet.

«Je me faisais constamment demander quand ça allait rouvrir, notamment pour les salons de coiffure.»

Cela dit, le ministre Jean Boulet assure qu’il n’a pas bénéficié d’un délit d’initié pour prendre un rendez-vous chez la coiffeuse en priorité. Comme tout le monde, il doit accepter ces jours-ci une coupe qui mériterait d’être rafraîchie.

Notons que les salons de coiffure situés à l’intérieur des centres commerciaux ne pourront rouvrir le 1er juin, à moins que ceux-ci n’aient accès à une porte donnant sur l’extérieur du centre.

La réouverture de toutes ces entreprises de services à la population pour le 1er juin pour tout le Québec, à l’exception de la Communauté urbaine de Montréal et de la MRC de Joliette, s’accompagne de nouvelles mesures sanitaires. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a développé trois trousses de prévention destinées aux entreprises des secteurs «des soins buccodentaires, des soins thérapeutiques et des soins personnels».

«On s’assure de faire ça de façon sécuritaire. On ne fera pas de compromis pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs et de l’ensemble de la population», précise le ministre Jean Boulet.

«Nous sommes rendus là. Il faut déconfiner progressivement et je pense que ce que nous annonçons est très apprécié par la population.»

Des commerçants soulagés

Le propriétaire du salon de coiffure la Boîte à coupe de Trois-Rivières, Patrick Dupuis, se disait soulagé de pouvoir enfin reprendre le travail. Patrick Dupuis est également le président de Trois-Rivières centre, l’organisme qui regroupe les commerçants du centre-ville.

«Plus de deux mois sans travailler, c’est très long. On est vraiment content de revoir notre clientèle», affirme-t-il. «Ça va faire du bien aux gens. Il y a un côté psychologique important. Les coiffeuses et coiffeurs sont reconnus pour jaser avec le monde. J’avoue que je trouve le temps long actuellement.»

Concernant les mesures sanitaires, Patrick Dupuis estime qu’elles ne devraient pas trop poser de problèmes aux salons de coiffure. «On est tellement habitué de se laver les mains tout le temps», dit-il. «Si tout le monde se protège, on va être capable de travailler tous ensemble.»

Kalï Levasseur, la propriétaire du salon de coiffure LeSalon au centre-ville de Trois-Rivières, n’avait pas attendu le feu vert de Québec pour se préparer à une réouverture. «On s’est déjà équipé de visières et de masques. On est pas mal prêt», mentionne-t-elle.

«Les gens sont quand même conscientisés par ce qu’il se passe en ce moment.»

Signe que les clients sont heureux du retour des salons de coiffure, les téléphones ne dérougissaient pas mercredi après-midi, témoigne Kalï Levasseur.

Reprise du toilettage pour animaux

L’annonce de la reprise des activités de toilettages pour animaux a fait bien des heureux dans la région. Catherine Silvan, la propriétaire du salon Toilettage Pile au poil à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, avoue que la réouverture des salons était très attendue.

«Les animaux ne peuvent s’entretenir seuls. Ils ont besoin de quelqu’un pour couper leurs griffes», mentionne Catherine Silvan, qui plaidait le 16 mai dernier dans Le Nouvelliste pour la reprise des activités de toilettage.

Le président de Trois-Rivières centre et propriétaire de la Boîte à coupe, Patrick Dupuis.

«On va tout faire pour que ça se passe bien et désinfecter entre chaque animal.»

Pour sa part, Julie Viau du salon Beauté royale était tout sourire lorsqu’elle a appris la nouvelle. «On avait vraiment hâte qu’on puisse ouvrir», lance-t-elle en précisant que les coupes de griffes devraient être la priorité dès l’ouverture.

«Durant le confinement, certains propriétaires ont blessé leur animal en coupant les griffes.»

Ouvert dès le 1er juin

Cliniques de soins buccodentaires et centres dentaires

Cliniques et centres de: physiothérapie, d’ostéopathie, d’ergothérapie, de chiropratique, de massothérapie, de psychologie, d’optométrie, d’acuponcture, de naturopathie, d’homéopathie, d’orientation de carrière, de travail social, de thérapie conjugale et familiale, de sexologie, d’autres formes de thérapie, de nutrition, d’orthophonie et audiologie, de podiatrie et de médecine douce ou alternative.

Salons de coiffure et barbier

Centres d’esthétique, de manucure et pédicure

Services d’épilation et soins de la peau

Studios de tatouage et perçage

Salons de toilettage pour animaux

Catherine Silvan, propriétaire de Toilettage Pile au Poil.