Depuis 2018, le Village western Kapibouska invite les visiteurs de passage à Saint-Tite à vivre une immersion dans l’âge d’or du Far West.
Depuis 2018, le Village western Kapibouska invite les visiteurs de passage à Saint-Tite à vivre une immersion dans l’âge d’or du Far West.

Des activités cet automne à Kapibouska?

SAINT-TITE — Le report du Festival western de Saint-Tite a un impact sur une autre communauté: le Village western Kapibouska. Cette expérience immersive qui plonge les visiteurs au cœur de l’âge d’or des cow-boys en aurait été à sa troisième édition, alors qu’elle rencontre de plus en plus de succès. L’un de ses initiateurs, André Léveillé, espère que ce n’est que partie remise et que cette aventure lancée en 2018 se poursuivra en 2021.

Depuis deux ans, les visiteurs de Saint-Tite étaient invités à se transporter à l’époque du Far West en visitant le village aménagé au cœur de la ville. Magasin général, hôtel, forge, bureau de poste, prison: voici quelques-uns des lieux que l’on pouvait visiter.

Des comédiens incarnaient divers rôles de personnages que l’on retrouvait dans un tel village, comme le shérif, l’apothicaire, le croque-mort, etc. L’ancien maire de Saint-Tite ne le cache pas: le report de la 53e édition du Festival est un coup dur pour le Village western Kapibouska.

«C’est sûr que ça va menacer la survie du village. Mais on ne lance pas la serviette. On va voir comment les choses évoluent», expose M. Léveillé.

«On croit à notre affaire et on a déjà eu du succès, alors on veut qu’il continue», ajoute-t-il.

André Léveillé

Sans la pandémie, le Village aurait ouvert ses portes au cours de l’été, jusqu’à la fin du Festival. Or, avec l’annulation des événements publics jusqu’au 31 août, ce sera impossible.

M. Léveillé, qui est par ailleurs l’un des fondateurs du Festival western de Saint-Tite, espère cependant que les activités d’Halloween et du marché de Noël pourront avoir lieu. Il n’est pas exclu que la programmation automnale soit bonifiée pour rattraper le temps perdu cet été.

«On avait une belle programmation d’été et pendant le festival. C’est malheureux de voir nos installations qui sont là et d’avoir fait des démarches pour rien. Alors est-ce qu’on pourrait bonifier la programmation de l’automne? Ce n’est pas fermé, mais on verra en temps et lieu», avance-t-il.

L’ancien maire attend également de voir de quel soutien bénéficieront les initiatives touristiques comme celle qu’il a lancée avec l’un des copropriétaires de la microbrasserie À la Fût, Philippe Dumais. Cette aide pourrait aider à la survie du Village western Kapibouska.

«Il y a un paquet d’événements qui sont touchés, c’est tout un monde qui est affecté. On est affiliés avec l’Association touristique régionale, alors je me tiens au courant de ce qui se discute», souligne M. Léveillé.

Le septuagénaire se voit par ailleurs mal rester inactif trop longtemps. S’il se plie aux directives de confinement, il ne cache pas son impatience de retourner sur le terrain et de concrétiser les projets qui ne manquent pas chez lui.

«Je trouve le temps long. C’est une drôle de situation, je n’aurais jamais pensé dans ma vie que je vivrais une telle chose», confie-t-il.