Des abeilles sur le toit du Cégep

TROIS-RIVIÈRES — Le Cégep de Trois-Rivières a fait l’acquisition de 10 000 abeilles qui ont été placées dans deux ruches sur le toit du pavillon des Sciences au printemps dernier. Cette installation a pour but notamment de contribuer à la sauvegarde de l’espèce.

C’est avec la collaboration du comité étudiant en environnement, de l’entreprise-école Vision C3R et de deux employés déjà initiés à l’apiculture que le projet a vu le jour. «On est super bien entourés, on a deux personnes qui ont des connaissances et qui nous en apprennent», affirme Isabelle Philibert, régisseuse aux affaires étudiantes et communautaires au Cégep de Trois-Rivières.

«On apprend rapidement à distinguer les abeilles des faux bourdons, à voir c’est quoi une reine», soutient Mme Philibert.

Des étudiants impliqués dans le projet
Depuis l’installation des ruches, une dizaine d’étudiants qui se sont portés volontaires s’occupent des abeilles avec la supervision de l’enseignant Michel Day. Ils doivent se rendre sur le toit du pavillon des Sciences environ une fois par semaine pour y effectuer des vérifications.

Isabelle Philibert, régisseuse aux affaires étudiantes et communautaires au Cégep de Trois-Rivières.

«On ouvre les ruches, on va soulever tous les cadres, s’assurer qu’il y a toujours une reine, des larves, du miel», explique Isabelle Philibert. Au courant de l’été, une vérification s’est avérée particulièrement importante, car une reine avait quitté une des ruches, ce qui a causé le départ d’une grande quantité d’abeilles.

«On a été chanceux parce qu’on avait déjà des cellules royales dans la ruche», indique Mme Philibert. «Finalement, il y a une reine qui s’est intégrée naturellement».

Depuis, la population des ruches sur le toit du Cégep a doublé, au point qu’un deuxième étage a été ajouté à chacune des ruches afin que les abeilles aient plus d’espace.

Du miel pour la communauté collégiale
Sans toutefois pouvoir quantifier le miel qui a été produit cet été, le Cégep croit qu’il sera en mesure de profiter de deux récoltes l’an prochain, comme les ruches seront déjà installées.

Une partie du miel produit pourrait être vendue aux membres de la communauté collégiale dès l’automne prochain dans une optique d’entrepreneuriat et de sensibilisation à la consommation locale. Les fonds amassés pourraient également servir à l’expansion du projet dans les prochaines années.