Patrick Charlebois a terminé son 9e marathon avec un temps de 2:56:57.

Dernier sprint pour Patrick Charlebois!

TROIS-RIVIÈRES — «C’est incroyable, j’ai encore plein d’énergie! Je viens de faire deux marathons back to back sous la barre des trois heures et c’est quand même mon 9e en autant de jours», lance Patrick Charlebois encore rempli d’adrénaline quelques heures après le marathon Calgary.

Dimanche, l’athlète trifluvien a pris part au marathon de la Banque Scotia de Calgary en compagnie de 800 autres coureurs. Il a terminé dans le top 15 avec un temps de 2:56:57.

Lundi, il chaussera ses souliers de course à Vancouver pour le tout dernier marathon du Canadian Marathon Challenge, son 10e en dix jours dans dix provinces différentes. «En voyant mon temps au kilomètre 28, j’ai réalisé que c’était possible pour moi de terminer sous la barre des trois heures. J’ai pris la décision de le faire. Cependant, aucune inquiétude. Il me reste encore de l’énergie pour lundi, pour mon dernier marathon. Je n’ai pas vidé la machine», affirme-t-il.

Une journée importante
Patrick Charlebois est prêt pour son dixième et dernier marathon du Canadian Marathon Challenge. «Lundi, le temps n’a pas vraiment d’importance pour moi. Je veux profiter de ce dernier marathon et vivre le moment. Je vais courir en compagnie de Darrel Fox, celui qui a accompagné Terry Fox dans le Marathon de l’Espoir et cela revêt une signification particulière pour moi. C’est une journée spéciale, une journée qui me rappelle pourquoi je fais le Canadian Marathon Challenge. Je le fais pour amasser des fonds pour le cancer, pour la Fondation Terry Fox», raconte-t-il.

Patrick Charlebois a pris part au marathon de la Banque Scotia de Calgary en compagnie de 800 autres coureurs, son 9e du Canadian Marathon Challenge.

Et la suite
Au terme de son périple qui l’aura mené dans dix provinces canadiennes, le marathonien compte prendre un peu de repos et laisser du temps à son corps pour récupérer. Est-ce que le retour au calme sera difficile? «Pas du tout», clame l’athlète. «Je sais que le tourbillon que je vis actuellement est éphémère. Ce n’est pas la première fois que je vis un défi aussi intense. Je vais revenir à mon équilibre quotidien qui n’est pas aussi calme que l’on pourrait le croire. Je suis quand même le père de quatre enfants», rappelle-t-il. Il termine en soulignant que des défis, il y en aura d’autres.

Populaire
Il n’y a pas que le premier ministre canadien Justin Trudeau qui soit sollicité pour des égoportraits, les marathoniens aussi, du moins certain. C’est notamment le cas de Patrick Charlebois qui a immortalisé son sourire dans chacune des dix provinces visitées en compagnie de spectateurs. «C’est assez drôle. Les gens me demandent de faire des égoportraits avec eux en plein marathon. Je prends quelques secondes et je souris», s’exclame M. Charlebois.

En plus des égoportraits, le Trifluvien a même signé un livre. «Au marathon de Montréal, on m’a même demandé de signer un livre. Je l’ai fait en courant. J’y ai apposé mon autographe et quelques gouttes de sueur», s’exclame-t-il en riant.

Perdre sa valise
Faire dix marathons, cela implique beaucoup d’organisation. Les avions, les hôtels et les bagages nécessitent une planification rigoureuse. Malgré cela, le coureur et son équipe ont fait face à quelques imprévus. En effet, au début du voyage, à Saint-Jean de Terre-Neuve, la compagnie d’aviation a perdu la valise de Patrick Charlebois et celle de Jean Beauchesne, responsable des communications du Canadian Marathon Challenge. «Tout mon matériel de course était dans ma valise. Nos valises sont finalement arrivées en soirée. Heureusement, car sans cela, j’aurais couru mon premier marathon pieds nus», blague M. Charlebois.

Lundi, Patrick Charlebois franchira les 42,2 km qui le séparent de la concrétisation de son défi, un défi qu’il a préparé pendant plus de six mois.