Jean-François Aubin, candidat à la mairie de Trois-Rivières.

Dernier blitz pour Jean-François Aubin

Trois-Rivières — Plus de 7000 portes visitées, une cinquantaine d’assemblées de cuisine, des rencontres avec des milliers de Trifluviens aux quatre coins de la ville...

Alors que l’élection municipale de dimanche approche à grands pas, le candidat à la mairie Jean-François Aubin a tenu mercredi matin à faire le bilan de sa campagne menée ouvertement depuis le mois de février dernier, une campagne qui l’a plus que jamais convaincu, indique-t-il, qu’il doit s’opérer un changement à la mairie de Trois-Rivières.

«Ça a été une campagne de terrain, une campagne proche des gens qui m’a permis de bâtir un programme qui touche les gens», avance-t-il d’emblée. Une campagne au cours de laquelle certains dossiers ont refait surface, des sujets que le candidat ne s’attendait pas forcément à traiter en cours de campagne électorale, mais qu’il a voulu porter à la demande des citoyens.

«Il a beaucoup été question de transparence, de ne pas avoir rien de caché, que les élus municipaux aient toutes les informations pour prendre des décisions. Les gens sont tannés des cachettes, je l’ai beaucoup senti. Les gens veulent en avoir pour leur argent, veulent savoir où va l’argent mais veulent aussi être consultés sur les grands dossiers», évoque-t-il, en faisant notamment référence aux études relatives à la rénovation du colisée de même qu’aux augmentations salariales de près de 6 % par année consenties au chef de cabinet du maire sortant Yves Lévesque, Roger D. Landry. 

Le candidat dit avoir été aussi interpellé sur la question de l’emploi, lui qui a pris l’engagement de miser sur l’entrepreneuriat s’il est élu. Il dit en outre avoir été très surpris de constater à quel point le sentiment d’iniquité entre les différents secteurs de la ville persiste, et ce, pas seulement dans le bas du Cap-de-la-Madeleine. 

«Je l’ai entendu à Saint-Louis-de-France, à Sainte-Marthe et à Pointe-du-Lac aussi. La fusion a été réussie, j’en conviens, mais il faudra maintenant travailler sur le sentiment d’appartenance à la nouvelle grande ville, et viser une plus grande équité entre les secteurs», commente Jean-François Aubin.

Ce dernier entend revoir l’ensemble du dossier de la construction du colisée au District 55, quitte à faire une pause de quelques mois dans le projet pour s’assurer de prendre la décision la plus éclairée possible. 

«Les avis sont partagés parce qu’il y a encore des gens qui remettent en question l’endroit où on va bâtir le colisée. Des gens qui remettent aussi en question le fait d’en bâtir un neuf au lieu d’en rénover un. On a un besoin de minimalement rénover le colisée, mais il faut avoir toute l’information et les coûts. Je pense qu’on doit prendre une petite pause, quelques mois pour bien réviser le dossier et savoir que si on va de l’avant, on va y aller pour les bonnes raisons», estime M. Aubin.

Il souhaite également régler les négociations entre la Ville et le Complexe sportif Alphonse-Desjardins, de même que mettre en place de nouvelles mesures pour aider les victimes de la pyrrhotite, notamment en permettant à plus de victimes de procéder au test et ainsi pouvoir bénéficier de l’aide gouvernementale en place le plus rapidement possible, mais aussi s’attaquer au problème des victimes qui se trouvent présentement dans la zone grise de la norme requise pour obtenir cette aide gouvernementale.

Changement

«Je suis plus que jamais convaincu que nous avons besoin d’un nouveau souffle à l’hôtel de ville, qu’il faut un changement à la mairie. On ne peut pas faire une campagne sur un bilan, comme le prétend le maire sortant. Ce qu’on veut savoir, c’est ce qu’il compte faire pour les quatre prochaines années. Ça, on ne l’a pas su», indique le candidat, qui déplore grandement que le maire sortant ait refusé de se prêter à l’exercice d’un débat en campagne électorale.

«Pour moi, en tant que citoyen, qu’il refuse de faire un seul débat, ce serait une raison suffisante pour voter contre lui. Parce que pour moi, ce n’est pas de respecter les gens ni la démocratie. Qu’on ne me dise pas que c’est parce qu’un débat a déjà viré à la pagaille dans le passé. Ça se contrôle un débat, ça s’organise, et nous n’étions pas six candidats, mais bien juste trois. Mais ç’a été une fin de non-recevoir de la part du maire sortant», rappelle Jean-François Aubin.

D’ici dimanche, le candidat entame un dernier blitz de porte-à-porte, en plus de participer à quelques assemblées citoyennes. «De son côté, l’équipe va continuer de travailler à faire sortir le vote en prévision de dimanche, parce que tout ça est bien beau mais si les gens ne vont pas voter, ça ne va rien donner», lance-t-il, incitant les gens à se rendre voter en grand nombre, peu importe leurs convictions politiques.