Après l’usine ATrahan de Yamachiche, celle des Aliments Prémont est une autre entreprise de transformation de viande de la région à être touchée par la COVID-19.
Après l’usine ATrahan de Yamachiche, celle des Aliments Prémont est une autre entreprise de transformation de viande de la région à être touchée par la COVID-19.

Dépistage de la COVID-19 aux Aliments Prémont

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Sainte-Angèle-de-Prémont — Aux prises avec sept cas de COVID-19 parmi son personnel, l’entreprise Aliments Prémont travaille en collaboration avec la santé publique afin que tous ses quelque 80 travailleurs subissent un test de dépistage.

Spécialisée dans la transformation de protéines de porc et la fabrication de produits à valeur ajoutée, cette compagnie de Sainte-Angèle-de-Prémont a connu ses deux premiers cas de COVID-19 il y a environ six semaines. Elle devient une autre entreprise de transformation de viande de la région à avoir des employés touchés par ce virus après qu’une éclosion soit survenue à l’usine ATrahan de Yamachiche.

À l’instar de l’usine d’Olymel, des mesures permettant le respect de l’espacement physique ont été prises à l’intérieur de l’usine d’Aliments Prémont, précise le représentant syndical des travailleurs, Luc Deschênes. «L’usine prend la température des travailleurs le matin. Les heures de pause et de dîner ont été décalées, les heures de travail aussi. Ils ont aménagé les tables de dépeçage avec des panneaux de plexiglas entre les travailleurs. L’entreprise fournit quatre masques jetables par jour aux travailleurs qui les utilisent quand ils se déplacent dans la cafétéria. Il y a des cas, mais ça ne semble pas alarmant», raconte M. Deschênes, représentant national chez Unifor, ajoutant que la direction de l’usine collabore dans ce dossier.

Selon M. Deschênes, quatre autres travailleurs ont été infectés il y a trois semaines, toutes ces personnes prenant place dans le même véhicule comme moyen de transport. Le dernier cas a été recensé la semaine dernière.

Même si la situation ne semble pas être en train de déraper à cette usine, la santé publique mène une campagne de dépistage systématique cette semaine auprès des travailleurs d’Aliments Prémont.

«Ce dépistage se fait en collaboration avec l’entreprise, explique Guillaume Cliche, agent d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il y a eu des cas positifs au niveau du personnel. On fait du dépistage pour voir s’il y a des cas qui sont asymptomatiques. Si c’est le cas, on va identifier rapidement les contacts de ces gens. Ça fait partie de la stratégie de dépistage. C’est pour cibler les milieux où il y a du potentiel.»

M. Cliche ajoute que la santé publique régionale accompagne les dirigeants de l’entreprise afin de s’assurer de l’application adéquate des mesures de protection.

Le Nouvelliste a tenté de joindre la direction d’Aliments Prémont afin de discuter de ce dossier.