Trente-huit coureuses ont pris le départ du Défi des Demois’ailes, mercredi.

Départ des Demois’ailes

TROIS-RIVIÈRES — C’est mercredi matin que les 38 femmes qui participent au Défi des Demois’ailes ont lancé la septième édition du défi au Centre athlétique de Trois-Rivières. La course à relais d’un total de 750 km s’effectuera jusqu’à dimanche.

Les femmes sont divisées en huit équipes et chacune d’entre elles court 10 km toutes les huit heures pour un total individuel d’environ 100 km. Toutes ces femmes proviennent de la Mauricie et participent au défi pour amasser des fonds pour les maisons d’hébergement Le FAR et La Séjournelle qui aident les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

«On voit qu’on fait vraiment une différence pour la cause et dans la communauté», soutient la présidente du conseil d’administration du Défi des Demois’ailes, Jolyane Damphousse. «C’est une grande réalisation pour moi parce que j’ai dû passer par beaucoup de difficultés à travers les années avec l’organisation. Ça représente surtout une grande fierté parce que je suis fière de faire la différence dans la communauté.»

L'heure était à la bonne humeur et aux égoportraits avant le départ mercredi.

En plus des 38 participantes, une grande équipe de bénévoles ainsi que cinq entraîneuses prennent part au défi et soutiennent les coureuses lors des quatre prochains jours. Le défi est le résultat d’un long travail de neuf mois.

«C’est comme le bonbon qui va se réaliser dans les prochains jours. Je pense qu’un défi de cette envergure-là ne peut pas se faire sans une équipe de kinésiologues», souligne l’entraîneuse du défi et kinésiologue au Centre athlétique de Trois-Rivières, Chloé Fillion.

Depuis sa première édition en 2013, les Demois’ailes ont amassé près de 346 000 $ pour la cause. Ce long trajet représente un grand dépassement de soi pour les femmes, dont plusieurs mères de famille, qui en font partie.

«J’y participe surtout pour la cause et pour le dépassement de soi, mais aussi pour les femmes parce que c’est important de redonner à celles qui en ont besoin», confirme une des coureuses du défi, Noémie Roy.

Une autre participante, Caroline Régis-Scheuber, y prend part pour la première fois et ressent le même sentiment de fierté. «Au début, c’était surtout pour le trip de filles, mais ça s’est rapidement transformé quand la cause est venue me chercher. C’est aussi un gros dépassement de soi parce que je n’aime pas vraiment la course, donc j’ai appris à me dépasser tout au long de la préparation», admet-elle.

Les 38 coureuses traverseront une grande partie de la province, passant entre autres par les régions de l’Estrie et de Québec. Leur retour se fera dimanche après-midi à la place des Canotiers de Shawinigan.