Barbara Paillé déplore que Sainte-Angèle-de-Prémont doive lancer un nouvel appel d’offres public pour trouver un déneigeur.

Déneigeur recherché à Sainte-Angèle-de-Prémont

SAINTE-ANGÈLE-DE-PRÉMONT — Trouver une entreprise pour déneiger les rues d’une municipalité semble un véritable défi en 2019. Mais réussir cette étape ne garantit pas que le dossier soit réglé pour autant: après avoir signé un contrat avec un déneigeur, Sainte-Angèle-de-Prémont doit reprendre sa démarche, car l’entreprise retenue est vraisemblablement incapable de remplir sa partie de l’entente.

À l’instar de Saint-Barnabé qui est toujours à la recherche d’un déneigeur, Sainte-Angèle-de-Prémont vient de lancer un nouvel appel d’offres public pour faire déneiger ses rues durant l’actuelle saison froide.

La Municipalité avait pourtant signé une entente il y a quelques semaines avec une entreprise de la MRC de Joliette, Asphalte Lanaudière, après un appel d’offres qui avait attiré deux soumissions. Mais lors de la première bordée de neige tombée il y a environ un mois, la compagnie de Saint-Thomas n’était pas en mesure de faire le travail demandé, soutient Barbara Paillé.

«Un chauffeur s’est présenté avec son camion de déneigement. La machinerie n’était pas capable de faire l’ouvrage, car elle n’était pas adéquate pour exécuter les travaux. La compagnie n’a pas la machinerie ni les chauffeurs. On a essayé de contacter Asphalte Lanaudière pour parler au propriétaire et on a été incapable de le faire. On a parlé à un représentant de la compagnie et il nous a demandé quelle était la solution. Il n’est pas capable d’honorer son contrat, on n’a pas eu de réelles explications. On a pris une décision. On a résilié le contrat», raconte la mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont, qui confirme que les procureurs de la Municipalité étudient les options qui pourraient se présenter dans ce dossier.

On peut deviner que ce constat a particulièrement déplu à Mme Paillé, car cela a eu des impacts sérieux sur la circulation. Selon la mairesse de la localité, quelques rues ont dû être fermées à la circulation de façon temporaire, car les usagers ne parvenaient pas à monter les côtes glacées. «C’est arrivé sur Waterloo, sur Saint-Charles. Le rang Waterloo monte à Saint-Alexis-des-Monts. Il y a des côtes. La première neige était flottante, mouillée. Le premier camion a réussi à monter, mais pas le deuxième. Le premier camion avait tapé la neige et la route est devenue glacée, car elle n’avait pas été sablée», ajoute Mme Paillé, soulagée que l’ancien déneigeur, qui n’avait pas déposé de soumission pour 2019-2020, ait accepté de faire le travail et d’être payé à l’heure jusqu’à la signature du prochain contrat.

Selon Mme Paillé, le montant de la soumission présentée par Asphalte Lanaudière était plus bas que le dernier contrat de trois ans ayant pris fin au printemps 2019. Cette particularité a attiré l’attention de l’équipe municipale qui a porté une attention très sérieuse à toutes les composantes du document. Mais tout était conforme aux normes. Étant donné que cette entreprise avait déposé l'offre la plus basse et que son dossier était conforme, la Municipalité lui a octroyé le contrat, sans devoir examiner la deuxième soumission, suivant ainsi les règles gouvernementales en la matière.

«Une personne d’Asphalte Lanaudière a visité la municipalité, dit la mairesse. On ne sait pas pourquoi il a soumissionné s’il n’était pas capable de faire le travail.»

Devant cette situation, Sainte-Angèle-de-Prémont doit recommencer le processus. L’ouverture des soumissions aura lieu le 20 décembre à 11 h. Une séance extraordinaire du conseil est prévue à 13 h pour octroyer le contrat dans les meilleurs délais. Encore faut-il que l’administration ait une soumission à évaluer. Et si c’est le cas, il faut s’attendre à une majoration des coûts.

«On ne s’attend pas à avoir 50 soumissions. Si j’en ai deux, je serai bien contente. Mais au pire, on va rester à l’heure jusqu’à la fin de l’année.»

Sainte-Angèle-de-Prémont espère trouver un déneigeur de janvier à mai 2020. Par la suite, elle entamera une sérieuse réflexion sur le défi de trouver des entreprises de déneigement dont les propriétaires sont majoritairement vieillissants et bien souvent sans relève.

«Le manque de main-d’œuvre est généralisé dans le déneigement. On va réfléchir sur le sujet pour savoir comment on va faire et il y aura sûrement d’autres municipalités qui feront la même réflexion. Ce sera un problème majeur.»

Aucun représentant d’Asphalte Lanaudière n’était disponible, lundi, pour discuter du dossier avec Le Nouvelliste.