Michel Lemay est satisfait de voir que quatre soumissions ont été déposées à la Municipalité de Saint-Barnabé pour le déneigement.
Michel Lemay est satisfait de voir que quatre soumissions ont été déposées à la Municipalité de Saint-Barnabé pour le déneigement.

Déneigement à Saint-Barnabé: quatre propositions

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Saint-Barnabé — Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas dans le dossier du déneigement à Saint-Barnabé. Après avoir eu toutes les misères du monde à trouver un déneigeur en 2019-2020, l’administration municipale pourra analyser quatre propositions d’entreprises intéressées à déneiger les rues lors de la prochaine année.

L’appel d’offres demandait des propositions pour un an avec clause de renouvellement, de deux ans et de trois ans. Le montant le plus bas, à 135 071,25 $, provient d’une soumission d’Excavation Bellemare de Trois-Rivières. Cette entreprise a déposé une offre seulement pour l’année 2020-2021.

Groupe Bellemare de Trois-Rivières, qui a déneigé Saint-Barnabé en 2020, a déposé les offres aux plus bas prix pour les options de deux ans (286 595,40 $) et de trois ans (436 381,96 $). La compagnie 9138-6235 Québec inc. de Charette, appartenant à Jocelyn Bellerive, a présenté une soumission sur trois ans avec un montant légèrement supérieur à 440 916 $.

Satisfait d’avoir reçu des propositions d’entreprises expérimentées dans le domaine, Michel Lemay rappelle que l’administration municipale doit vérifier la conformité de chaque soumission. Le maire estime tout de même que l’option couvrant les années 2020-2021, 2021-2022 et 2022-2023 est intéressante.

«Un contrat de trois ans est plus avantageux et sécurise le budget, car le problème de main-d’oeuvre des entrepreneurs, on va le revivre et ça va rester. Mais le conseil devra aussi réfléchir à la soumission présentée pour un an seulement», raconte le maire en précisant que l’octroi du contrat doit se faire lundi.

M. Lemay souhaitait vivement que Saint-Barnabé ne revive pas tous les soubresauts de ce dossier survenus en 2019. En entrevue, le maire n’a pu s’empêcher de faire preuve d’ironie à l’endroit de Mario Bellefeuille, un citoyen de Saint-Barnabé dont la soumission présentée l’automne dernier n’avait pas été retenue.

«Mario Bellefeuille n’a pas soumissionné. C’est malheureux, il voulait tellement avoir le contrat. Je pensais qu’il était pour soumissionner. Il disait que ce n’était pas compliqué d’acheter de la machinerie...», lance le maire.

M. Bellefeuille avait présenté une soumission en octobre dernier, mais celle-ci a été rejetée par le conseil même si elle était à meilleur coût, car le conseil mentionnait alors que l’autre soumissionnaire était le plus apte à exécuter le travail. L’octroi de ce contrat de gré à gré a toutefois causé beaucoup de remous au conseil, car des conseillers mentionnaient que la procédure était entachée d’irrégularités. Le gouvernement a refusé d’entériner l’entente de gré à gré, forçant Saint-Barnabé à reprendre le processus.

Le maire Lemay est depuis visé par une accusation de favoritisme à la Commission municipale du Québec. Son audience qui devait avoir lieu cette semaine a été reportée à une date indéterminée en raison de la pandémie de COVID-19.

Ouverture des soumissions en pandémie

L’ouverture des soumissions s’est déroulée jeudi matin de façon particulière en raison de la pandémie. Cette procédure municipale est habituellement publique. Mais celle de jeudi a été menée à huis clos. Le directeur général de Saint-Barnabé, Denis Gélinas, était accompagné de son homologue de Saint-Paulin, Ghislain Lemay, et de Gilles Bergeron, inspecteur municipal de Saint-Paulin. MM. Lemay et Bergeron agissaient à titre de témoins impartiaux dans ce processus, comme l’exige le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

Des représentants d’entreprises soumissionnaires ont attendu à l’extérieur du bâtiment et la Municipalité leur a remis une copie du document présentant toutes les soumissions.

Une vidéo de l’ouverture des soumissions sera bientôt transmise au Système électronique d’appel d’offres (SEAO). Le ministère des Affaires municipales recommande que la vidéo soit publiée avant la publication de la conclusion du contrat.